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ArithmétiqueNotion · Glossaire

scissiparité

La scissiparité est un mode de reproduction asexuée observé chez certains êtres vivants : un individu se divise et produit de nouveaux organismes complets. Chez les organismes unicellulaires concernés, la fission donne directement des cellules filles complètes ; chez certaines algues et d'autres organismes pluricellulaires, les fragments doivent régénérer les parties manquantes.
Étapes de la scissiparité Un filament A se divise en trois fragments B, C et D, puis chaque fragment régénère un organisme complet. Individu A Fragments B, C et D Régénération Trois organismes complets
Le filament A se sépare en trois fragments ; la régénération de chacun aboutit à trois organismes complets.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Définir la scissiparité sans la réduire à une simple fragmentation.
  • Suivre la division puis la régénération dans un exemple d'algue.
  • Distinguer scissiparité, régénération seule, fragmentation et reproduction sexuée.
  • Identifier les précautions propres aux organismes unicellulaires et pluricellulaires.

En clair

Imaginez un être vivant qui se divise et donne plusieurs nouveaux individus. Cette reproduction sans partenaire est la scissiparité. Chez un organisme pluricellulaire, chacun des fragments doit reconstituer ce qui lui manque pour devenir complet.
Chez un organisme unicellulaire, la cellule est aussi l'individu : sa fission produit donc directement de nouveaux individus déjà complets, sans étape de régénération. Chez certaines algues et chez d'autres organismes pluricellulaires, la scissiparité repose au contraire sur la régénération des fragments.

Définition

La scissiparité est une reproduction asexuée : un individu se divise en deux ou plusieurs parties qui donnent de nouveaux organismes complets. Selon le type d'organisme, ces parties sont soit des cellules filles déjà complètes, soit des fragments qui doivent régénérer ce qui leur manque. Une simple séparation qui ne produit pas de nouveaux individus complets ne répond pas à cette définition.
Chez les organismes unicellulaires concernés, la scissiparité prend la forme d'une fission : la division de la cellule, qui est aussi l'individu, produit directement des cellules filles complètes. Celles-ci n'ont donc pas à régénérer des parties manquantes. La scissiparité s'observe aussi chez certaines algues et chez d'autres organismes pluricellulaires dotés d'une forte capacité de régénération.
Le mot « division » ne désigne donc pas la même séparation dans les deux cas : chez un unicellulaire, c'est la cellule-individu qui se scinde ; chez un pluricellulaire, c'est l'organisme qui se fragmente, et la régénération de chaque fragment permet seule d'aboutir à de nouveaux individus.

Un exemple, pas à pas

Considérons un filament d'algue appartenant à une espèce capable de scissiparité. Le filament initial est l'individu A. Il se sépare en trois fragments, notés B, C et D.
1. On constate d'abord la division de A : les trois fragments B, C et D sont distincts.
2. Chaque fragment régénère les parties qui lui manquent. B, C et D ne restent donc pas à l'état de simples morceaux.
3. À l'issue du processus, trois organismes complets proviennent de l'individu initial.
Dans cet exemple pluricellulaire, le contrôle consiste à vérifier les deux critères dans cet ordre : il y a bien division d'un individu, puis régénération de chaque fragment en organisme complet. Si un seul fragment devenait complet, l'exemple ne correspondrait pas à cette forme de scissiparité.

En pratique

Pour reconnaître une scissiparité chez un organisme unicellulaire, on suit l'individu avant et après sa fission. La cellule initiale doit se diviser en cellules filles distinctes et déjà complètes : aucune régénération de parties manquantes n'est attendue dans ce cas.
Chez une algue ou un autre organisme pluricellulaire, on ne s'arrête pas à l'apparition de morceaux séparés. On observe leur devenir : chacun doit régénérer ce qui lui manque pour devenir complet.
Chez un pluricellulaire, face à une simple séparation, le bon critère est donc le résultat. Si les fragments restent incomplets, on décrit une division ou une fragmentation, mais pas une scissiparité régénérative.

À ne pas confondre

Régénération seule. Régénérer une partie manquante ne suffit pas. Dans le cas pluricellulaire décrit ici, l'individu initial doit aussi s'être divisé en fragments, et chacun doit devenir un organisme complet.
Simple fragmentation ou reproduction sexuée. Chez un pluricellulaire, l'apparition de plusieurs morceaux n'établit rien à elle seule. Si les morceaux ne donnent pas chacun un organisme complet, le critère propre à cette forme de scissiparité manque. La reproduction sexuée, elle, implique la fusion de gamètes : la scissiparité est asexuée et procède par division d'un individu.

Limites et pièges

Un fragment échoue à se régénérer. Le symptôme est un morceau qui demeure incomplet. Il faut alors décrire précisément le devenir de chaque fragment au lieu d'attribuer automatiquement le résultat entier à la scissiparité.
Cellule et fragment sont confondus. Chez un unicellulaire, la division de la cellule est aussi celle de l'individu. Chez un pluricellulaire, un fragment ne devient un nouvel individu qu'après avoir régénéré les parties manquantes.
La capacité est généralisée à tort. La source limite le mécanisme à certains êtres vivants, à certaines algues et à des organismes pluricellulaires fortement régénérateurs. Il faut donc vérifier cette capacité dans le cas étudié, sans l'étendre à tout organisme.

Pour aller plus loin

Pour prolonger l’étude, on peut comparer la scissiparité binaire des organismes unicellulaires avec la fragmentation suivie de régénération chez certains organismes pluricellulaires. Cette comparaison aide à distinguer le partage d’une cellule en deux descendants de la reconstitution d’individus complets à partir de plusieurs fragments.
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