Japon et Corée
Des transcriptions simples

Traduire et transcrire des systèmes d’écriture et des prononciations très différentes des nôtres nécessite de clarifier quelques conventions et manières de faire.


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Karine Chemla est une figure centrale de l’histoire des mathématiques en Chine, qu’elle a contribué à rendre accessible à un large public. Mathématicienne, historienne et traductrice à la fois, elle revient sur sa riche carrière et ses travaux.

L’histoire des mathématiques en Asie est marquée par la place centrale qu’occupe la Chine, comme productrice aussi bien de savoirs que d’institutions d’enseignement des sciences. Les unes comme les autres ont été, dans le passé, repris par les autres pays de l’Asie de l’Est. Plusieurs des classiques mathématiques élaborés en Chine ont été étudiés ailleurs et ont inspiré les savoirs et les pratiques mathématiques qui y ont été mises en œuvre.

La période couverte par les deux dynasties Song et le début de la dynastie Yuan est particulièrement propice aux mathématiques. De fait, quatre grands noms y émergent : Li Ye, Zhu Shijie, Qin Jiushao et Yang Hui. Leurs œuvres ont des influences communes mais des approches parfois très différentes.

Il existe étonnamment peu d’ouvrages anciens de mathématiques en Chine. On peut y voir en partie le résultat de choix politiques menés par les dynasties successives. Cela permet de comprendre que l’histoire des mathématiques n’est ni linéaire ni faite de blocs culturels homogènes.
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