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AlgèbreNotion · Glossaire

éclipse de Soleil

Une éclipse de Soleil se produit lorsque la Lune s'interpose entre la Terre et le Soleil pendant une nouvelle Lune, masquant tout ou partie du disque solaire. Selon l'alignement et le diamètre apparent de la Lune, l'éclipse est totale, annulaire ou partielle.
Trois types d'éclipse solaire Comparaison des disques apparents lors d'une éclipse totale, annulaire et partielle. Totale Annulaire Partielle
Le disque solaire est entièrement masqué, réduit à un anneau ou seulement recouvert en partie selon la configuration.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Relier une éclipse de Soleil à la nouvelle Lune et à l'interposition de la Lune.
  • Distinguer les éclipses totale, annulaire et partielle par l'alignement et le diamètre apparent.
  • Comprendre pourquoi le type observé dépend de la zone terrestre considérée.

En clair

Imaginez le disque de la Lune passant devant celui du Soleil. Si les deux disques semblent avoir la bonne taille et sont parfaitement alignés, le Soleil disparaît entièrement pendant quelques minutes dans une zone terrestre très réduite.
Une Lune qui paraît plus petite laisse un anneau brillant. Un alignement imparfait ne cache qu'une portion du Soleil. Ces trois apparences correspondent aux éclipses totale, annulaire et partielle.

Définition

Une éclipse de Soleil est l'occultation complète ou partielle du Soleil par la Lune, vue depuis une partie de la Terre. Elle ne peut survenir que lors d'une nouvelle Lune, lorsque la Lune s'interpose entre la Terre et le Soleil. L'ombre ou la pénombre de la Lune atteint alors une portion de la surface terrestre. Le type d'éclipse observé dépend de l'alignement des trois corps et de leurs positions relatives.
Lors d'une éclipse totale, les centres apparents du Soleil et de la Lune sont suffisamment alignés pour que le disque lunaire masque entièrement le disque solaire ; l'alignement parfait correspond au cas central. La totalité ne se voit que dans une zone très réduite et sa durée varie de quelques secondes à plusieurs minutes. Lors d'une éclipse annulaire, la configuration est similaire, mais la Lune est plus éloignée de la Terre : son diamètre apparent devient inférieur à celui du Soleil, qui reste visible sous la forme d'un anneau brillant. Lors d'une éclipse partielle, l'alignement n'est pas parfait et seule une portion du disque solaire est occultée. Une éclipse totale en un point est ainsi partielle dans une zone plus étendue autour de ce point.
Le schéma des disques apparents permet de comparer ces trois configurations sans représenter les distances à l'échelle. Les sources historiques mentionnées font remonter une première éclipse solaire à 763 avant J.-C. et conservent une trace de prédiction pour celle du 16 juillet 1330. Le caractère spectaculaire et très bref de la totalité explique aussi les croyances et superstitions qui lui ont été associées dans les sociétés anciennes.

Un exemple, pas à pas

Suivons un observateur placé dans la zone très réduite où une éclipse est totale. Les données de départ sont une nouvelle Lune, la Lune entre la Terre et le Soleil, un alignement parfait des trois corps et une occultation intégrale du disque solaire.
1. On vérifie d'abord la phase : le phénomène a lieu lors d'une nouvelle Lune.
2. On examine ensuite la position relative : la Lune s'interpose entre la Terre et le Soleil, et les trois corps sont parfaitement alignés.
3. Depuis le point choisi, le disque lunaire masque entièrement le disque solaire. Le résultat est donc une éclipse totale, avec un assombrissement complet dont la durée dépend de la géométrie et peut aller de quelques secondes à plusieurs minutes.
4. Le contrôle consiste à changer de zone d'observation : autour de la zone de totalité, seule une partie du Soleil est masquée. La même éclipse y est alors partielle.

En pratique

Pour qualifier l'éclipse depuis un lieu donné, on observe la portion du disque solaire occultée. Un disque entièrement masqué indique une éclipse totale ; un anneau brillant indique une éclipse annulaire ; une portion encore visible sur le bord indique une éclipse partielle.
Pour expliquer pourquoi deux lieux ne donnent pas le même récit, on considère leur position par rapport à l'ombre et à la pénombre lunaires. La totalité reste confinée à une zone très réduite, tandis que la partialité s'étend autour de cette zone.
Pour distinguer une éclipse totale d'une éclipse annulaire malgré un alignement similaire, on compare les diamètres apparents. Si la Lune paraît plus petite que le Soleil, l'anneau brillant conduit à retenir le cas annulaire.

À ne pas confondre

Une nouvelle Lune est la condition de phase nécessaire à une éclipse de Soleil, mais elle ne désigne pas l'éclipse elle-même. Le critère qui tranche est l'occultation du Soleil : sans disque solaire masqué depuis le lieu considéré, on ne constate pas d'éclipse de Soleil.

Limites et pièges

Un alignement similaire à celui d'une totalité ne suffit pas à rendre l'éclipse totale. Si la Lune est plus éloignée de la Terre, son diamètre apparent peut devenir inférieur à celui du Soleil : l'anneau brillant observable impose alors la qualification d'éclipse annulaire.
Le type d'éclipse dépend du lieu d'observation. Lorsqu'un point connaît la totalité, une zone plus étendue autour de lui ne voit qu'une occultation partielle. Il faut donc toujours associer le qualificatif « totale » ou « partielle » à la zone considérée.
L'assombrissement complet dure de quelques secondes à plusieurs minutes selon l'éclipse et le lieu, et ne concerne qu'une zone très réduite. Une observation plus longue ou effectuée hors de cette zone ne doit pas être interprétée comme une totalité continue : on examine la portion réellement masquée.

Pour aller plus loin

La géométrie apparente prolonge naturellement cette notion : l'alignement détermine la portion occultée, tandis que la distance de la Lune à la Terre modifie son diamètre apparent et sépare le cas total du cas annulaire.
L'histoire des éclipses ouvre un autre prolongement : les sources mentionnées relient l'observation ancienne de 763 avant J.-C., la prédiction conservée du 16 juillet 1330 et les croyances suscitées par la brièveté de la totalité.
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