- Identifier Ralph Vinton Lyon Hartley et situer sa formation
- Distinguer l'oscillateur Hartley de la mesure logarithmique
- Relier la contribution de 1928 au développement ultérieur de Shannon
ArithmétiqueNotion · Glossaire
Hartley Ralph
Ralph Vinton Lyon Hartley (1888-1970) est un ingénieur et chercheur américain en électronique dont les travaux relient un problème concret de radiotéléphonie à la transmission de l'information. Il conçoit en 1915 l'oscillateur Hartley, circuit à contre-réaction inductive, et formalise en 1928 une mesure logarithmique de la quantité d'information transmissible dans un canal, contribution aux bases de la théorie de l'information développée ensuite par Claude Shannon.

Sommaire
Ce que vous allez apprendre
En clair
Dans les premiers essais de radiotéléphonie transatlantique, il fallait faire parvenir une voix par un canal de communication. Ralph Hartley a travaillé sur les récepteurs capables de recevoir ce signal, puis sur la question plus générale de la quantité d'information qu'un canal peut transmettre. Son idée est de mesurer cette quantité sur une échelle logarithmique : quand le nombre de possibilités augmente par multiplications successives, la mesure progresse par additions. Cette contribution relie donc un problème très concret de radio à une manière nouvelle de raisonner sur la transmission de l'information.
Définition
Hartley Ralph désigne ici Ralph Vinton Lyon Hartley, ingénieur et chercheur américain en électronique. Sa contribution porte à la fois sur des dispositifs de transmission et sur une description quantitative de l'information transmissible dans un canal de communication. En 1915, il conçoit l'oscillateur Hartley, un circuit à contre-réaction inductive. Un oscillateur produit un signal périodique ; la contre-réaction réinjecte une partie du signal dans le circuit, et l'inductance désigne la propriété électrique exploitée par les bobines.
La mesure logarithmique de Hartley, formalisée en 1928, ne décrit pas le contenu d'un message particulier. Elle cherche à quantifier la quantité d'information transmissible en fonction des possibilités que le canal peut distinguer. Cette perspective appartient aux bases théoriques de la transmission de l'information. Elle a ensuite constitué l'une des pierres angulaires de la théorie de l'information développée par Claude Shannon.
Le nom de Hartley recouvre donc deux repères liés mais distincts : un circuit électronique identifié par sa contre-réaction inductive, et une mesure théorique de l'information. La source mentionne aussi ses travaux sur les amplificateurs répéteurs et sur la transmission de la voix par courant porteur.
Un exemple, pas à pas
Un même parcours permet de situer les deux dimensions du travail de Hartley. Les repères disponibles sont les suivants : naissance en 1888 ; diplôme de l'université de l'Utah en 1909 ; formation complétée à Oxford en 1913 ; conception de l'oscillateur Hartley en 1915 ; formalisation de la mesure logarithmique en 1928 ; développement ultérieur de la théorie de l'information par Claude Shannon.
Cas à classer : « Cet énoncé parle de bobines et de contre-réaction » ; « il décrit la quantité d'information transmissible dans un canal » ; « il évoque seulement la transmission de la voix par courant porteur » ; « il attribue à Claude Shannon le développement ultérieur de la théorie de l'information ». Classez chaque énoncé entre circuit oscillateur, mesure logarithmique, autre travail de Hartley ou développement ultérieur de Shannon.
Correction : les bobines et la contre-réaction désignent le circuit oscillateur Hartley ; le canal et la quantité d'information désignent la mesure logarithmique ; la transmission de la voix par courant porteur relève d'un autre volet des recherches de Hartley ; le développement ultérieur de la théorie de l'information revient à Claude Shannon. Le classement applique les critères de la fiche sans transformer ces repères en formule de calcul.
En pratique
Pour situer un travail de Hartley dans l'histoire des télécommunications, on commence par le contexte de la radiotéléphonie : les récepteurs radio développés à la Western Electric Company participaient aux premiers essais transatlantiques. Le geste consiste à relier le chercheur à un problème matériel de réception de la voix.
Pour reconnaître l'oscillateur Hartley, on cherche un circuit à contre-réaction inductive. Ce critère distingue le dispositif nommé d'après Hartley d'une simple mention générale de l'électronique.
Pour lire la contribution théorique, on regarde si le texte traite de la quantité d'information transmissible dans un canal et d'une mesure logarithmique. Si le sujet est seulement la transmission de la voix par courant porteur, il s'agit d'un autre volet de ses recherches.
À ne pas confondre
L'oscillateur Hartley et la mesure logarithmique de Hartley portent le même nom, mais ils ne désignent pas le même objet. Le premier est un circuit électronique à contre-réaction inductive, conçu en 1915 ; la seconde quantifie la quantité d'information transmissible dans un canal et est formalisée en 1928. Un énoncé qui parle de bobines ou de contre-réaction concerne le circuit ; un énoncé qui parle de canal et de quantité d'information concerne la mesure.
La mesure de Hartley ne se confond pas non plus avec la théorie de l'information de Claude Shannon. La source présente la première comme une pierre angulaire et la seconde comme un développement ultérieur. Le critère chronologique et le rôle attribué tranchent : Hartley fournit une base antérieure, Shannon développe ensuite la théorie.
Limites et pièges
Le nom « Hartley » est insuffisant pour identifier le sujet. Il peut renvoyer au circuit oscillateur ou à la mesure logarithmique de l'information. Le symptôme est une explication qui passe sans transition d'un schéma électronique à un canal de communication. Il faut alors vérifier l'objet décrit et conserver les deux contributions séparées.
La date 1928 concerne la formalisation de la mesure logarithmique, tandis que 1915 concerne la conception de l'oscillateur. Les regrouper sous une seule découverte efface la différence entre résultat théorique et circuit. La lecture correcte associe chaque année à son résultat propre.
La source ne donne ni la formule détaillée de la mesure ni les conditions quantitatives de son emploi. Il serait donc abusif d'en déduire ici une valeur numérique, une unité ou une règle universelle. Pour un calcul, il faut consulter la formulation mathématique complète de la théorie de l'information.
Pour aller plus loin
Le glossaire Shannon Claude prolonge cette fiche : le lecteur y gagne le contexte de la théorie de l'information développée ultérieurement à partir de bases auxquelles la mesure de Hartley a contribué.
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