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prix Abel
Le prix Abel est une distinction de très haut niveau attribuée chaque année par l'Académie norvégienne des sciences et des lettres à un mathématicien ou une mathématicienne pour l'ensemble de son œuvre. Il reconnaît ainsi une carrière scientifique dans sa durée, contrairement à la médaille Fields, réservée aux personnes ayant moins de 40 ans au 1er janvier de l'année d'attribution.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier l'origine et le rôle du prix Abel.
- Relier correctement les dates 2002, 2003 et 2019 à leurs événements.
- Distinguer le prix Abel de la médaille Fields et d'un prix Nobel.
- Situer Jean-Pierre Serre et Karen Uhlenbeck dans l'histoire du prix.
En clair
En 2002, le Parlement norvégien établit une grande récompense au nom de Niels Abel, deux cents ans après sa naissance. Dès 2003, l'Académie norvégienne des sciences et des lettres la décerne chaque année à un mathématicien ou une mathématicienne pour l'ensemble de ses travaux, et non pour un seul résultat.
Le prix s'accompagne d'une dotation financière importante. Jean-Pierre Serre en est le premier lauréat ; Karen Uhlenbeck devient en 2019 la première femme à le recevoir.
Définition
Le prix Abel est une distinction mathématique de très haut niveau. Le Parlement norvégien l'a établi en 2002 pour rendre hommage au mathématicien Niels Abel, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance. L'Académie norvégienne des sciences et des lettres l'administre et l'attribue chaque année depuis 2003 à un mathématicien ou une mathématicienne pour l'ensemble de son œuvre. Une dotation financière importante accompagne le prix.
Cette portée sur une œuvre entière est un repère essentiel. Le premier lauréat, en 2003, est Jean-Pierre Serre. Il avait déjà reçu la médaille Fields et demeure le plus jeune récipiendaire de cette médaille, obtenue à 27 ans. En 2019, l'Américaine Karen Uhlenbeck devient la première femme lauréate du prix Abel.
La comparaison avec un « Nobel de mathématiques » évoque le prestige et l'importance de la dotation, mais elle ne signifie pas qu'un prix Nobel de mathématiques existe. Avant le prix Abel, la médaille Fields tenait lieu de distinction suprême dans la discipline ; sa règle exigeant d'avoir moins de 40 ans au 1er janvier de l'année d'attribution et le montant de sa récompense en font toutefois une distinction de nature différente.
Où on le rencontre
On rencontre le prix Abel dans l'histoire contemporaine des mathématiques et dans les annonces de grandes distinctions scientifiques. Quatre marqueurs permettent de l'identifier : le nom de Niels Abel, l'Académie norvégienne des sciences et des lettres, une attribution annuelle depuis 2003 et la reconnaissance de l'ensemble d'une œuvre.
Les noms de Jean-Pierre Serre et de Karen Uhlenbeck servent aussi de repères historiques : le premier inaugure le palmarès en 2003 ; la seconde devient en 2019 la première femme récompensée. Ces indices situent le prix sans le confondre avec une récompense portant sur un résultat isolé.
Le mode d'emploi
Pour situer une mention du prix Abel, la grandeur pertinente n'est pas un score : c'est la portée de la distinction dans une carrière mathématique.
1. Repérez l'institution et le calendrier : le Parlement norvégien a établi le prix en 2002, puis l'Académie norvégienne l'administre et le décerne chaque année depuis 2003.
2. Vérifiez ce qui est honoré : l'ensemble d'une œuvre.
3. Si la médaille Fields est évoquée, examinez le critère d'âge : il faut avoir moins de 40 ans au 1er janvier de l'année d'attribution, contrairement au repère donné ici pour le prix Abel.
4. Lisez l'expression « Nobel de mathématiques » comme une comparaison de prestige et de dotation, jamais comme l'intitulé officiel d'un Nobel existant.
2. Vérifiez ce qui est honoré : l'ensemble d'une œuvre.
3. Si la médaille Fields est évoquée, examinez le critère d'âge : il faut avoir moins de 40 ans au 1er janvier de l'année d'attribution, contrairement au repère donné ici pour le prix Abel.
4. Lisez l'expression « Nobel de mathématiques » comme une comparaison de prestige et de dotation, jamais comme l'intitulé officiel d'un Nobel existant.
Le piège visuel consiste à ranger toutes les grandes récompenses sous une même étiquette. Le bon réflexe est de comparer leurs critères, et pas seulement leur renommée.
Un exemple, pas à pas
Prenons le cas de Jean-Pierre Serre pour vérifier comment situer une attribution sans mélanger le prix Abel et la médaille Fields.
Données :
création du prix Abel : 2002 ;
première attribution : 2003 ;
premier lauréat : Jean-Pierre Serre ;
autre distinction déjà reçue : médaille Fields ;
âge de Serre lors de cette médaille : 27 ans.
création du prix Abel : 2002 ;
première attribution : 2003 ;
premier lauréat : Jean-Pierre Serre ;
autre distinction déjà reçue : médaille Fields ;
âge de Serre lors de cette médaille : 27 ans.
1. Associer 2002 à la création du prix, non à sa première attribution.
2. Associer 2003 à Jean-Pierre Serre, premier lauréat.
3. Séparer son prix Abel de sa médaille Fields, reçue auparavant.
4. Vérifier le critère d'âge de la médaille Fields : âgé de 27 ans lors de son attribution, Serre avait nécessairement moins de 40 ans au 1er janvier de cette année-là.
2. Associer 2003 à Jean-Pierre Serre, premier lauréat.
3. Séparer son prix Abel de sa médaille Fields, reçue auparavant.
4. Vérifier le critère d'âge de la médaille Fields : âgé de 27 ans lors de son attribution, Serre avait nécessairement moins de 40 ans au 1er janvier de cette année-là.
Le contrôle consiste à reconstruire la chaîne sans déplacer les dates : création en 2002, première remise en 2003, puis constat que les deux distinctions peuvent figurer dans une même carrière tout en obéissant à des critères différents.
En pratique
Dans une notice sur une carrière, le prix Abel signale la reconnaissance d'une œuvre entière. Si le texte précise que le lauréat avait moins de 40 ans au 1er janvier de l'année d'attribution, la médaille Fields est l'alternative à examiner.
Dans une chronologie, on distingue deux jalons : 2002 pour la création et 2003 pour le début des attributions. Cette séparation évite de donner un lauréat à une année où le prix n'était pas encore décerné.
Dans une comparaison de récompenses, on confronte les critères concrets. L'ensemble de l'œuvre oriente vers le prix Abel ; la condition d'avoir moins de 40 ans au 1er janvier de l'année d'attribution caractérise ici la médaille Fields.
À ne pas confondre
La médaille Fields. Elle se distingue du prix Abel notamment par la condition d'avoir moins de 40 ans au 1er janvier de l'année d'attribution et par le montant de sa récompense. Le cas de Jean-Pierre Serre tranche clairement : il a reçu les deux distinctions, et sa médaille Fields lui a été attribuée à 27 ans.
Le prix Nobel. Dire que la dotation du prix Abel lui est comparable ne transforme pas le prix Abel en prix Nobel. Le cas décisif est celui des mathématiques : il n'existe pas de prix Nobel dans cette discipline.
Limites et pièges
Création et attribution. La date 2002 désigne la création ; la série annuelle commence en 2003. Si une chronologie présente un lauréat dès 2002, il faut rétablir ces deux jalons.
Première femme lauréate. L'année 2019 marque l'attribution à Karen Uhlenbeck, non la création du prix ni sa première remise. Il faut rattacher chaque date au fait exact qu'elle documente.
Comparaison de prestige. L'expression « Nobel de mathématiques » peut résumer une analogie, mais elle masque l'absence de Nobel dans la discipline. Il faut conserver le nom officiel « prix Abel » et présenter la comparaison comme telle.
Pour aller plus loin
Pour replacer ces distinctions dans leur histoire, lire De la médaille Fields au prix Abel : les chercheurs à l'honneur. L'article prolonge la comparaison entre les deux récompenses et leur place dans la reconnaissance des chercheurs.
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