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Darmois Georges
Georges Darmois est un mathématicien français dont les travaux passent progressivement de la géométrie différentielle à la statistique mathématique et aux probabilités. Son parcours relie ainsi la recherche géométrique à la structuration universitaire de la statistique et du calcul des probabilités en France.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Situer Georges Darmois de sa formation en 1906 et 1909 à son élection académique en 1955.
- Relier sa thèse de 1921 à la géométrie différentielle et aux courbes algébriques à torsion constante.
- Suivre son orientation progressive vers la statistique mathématique et la probabilité.
- Distinguer sa nomination à Nancy, sa chaire parisienne et son rôle dans l'Institut de statistique.
- Ne pas confondre Georges Darmois avec son frère, le physicien Eugène Darmois.
En clair
La promotion 1906 de l'École normale supérieure compte Georges Darmois, qui devient agrégé de mathématiques en 1909. La Première Guerre mondiale interrompt ce parcours : il ne soutient sa thèse qu'en 1921.
Son itinéraire scientifique change ensuite de direction. Parti de la géométrie différentielle et des courbes algébriques à torsion constante, Darmois se tourne progressivement vers la statistique mathématique et la probabilité. À Paris, il occupe une chaire consacrée au calcul des probabilités et à la physique mathématique, et participe avec Borel à l'Institut de statistique de l'université.
Définition
Georges Darmois (1888-1960) est un mathématicien français dont le parcours relie géométrie différentielle, statistique mathématique et probabilité. Ancien élève de l'École normale supérieure, promotion 1906, il obtient l'agrégation de mathématiques en 1909. La Première Guerre mondiale interrompt son parcours vers la thèse ; celle-ci n'est soutenue qu'en 1921. Elle porte sur les courbes algébriques à torsion constante et appartient à ses recherches initiales en géométrie différentielle.
Son travail s'oriente ensuite progressivement vers la statistique mathématique et la probabilité. La source replace l'essor de ces domaines dans le développement économique du XIXe siècle. Darmois est nommé à l'université de Nancy en 1919, puis à Paris en 1933. Il y occupe la chaire de calcul des probabilités et physique mathématique.
Avec Borel, Darmois contribue à créer et à diriger l'Institut de statistique de l'université de Paris. Son élection à l'Académie des sciences intervient en 1955. Ces repères institutionnels complètent le changement de domaine scientifique sans l'effacer : la thèse géométrique, la chaire parisienne et l'Institut de statistique correspondent à des moments distincts de sa trajectoire. Georges Darmois est le frère du physicien Eugène Darmois.
Un exemple, pas à pas
Pour reconstruire le parcours sans mélanger formation, postes et travaux, on dispose des dates 1888, 1906, 1909, 1919, 1921, 1933, 1955 et 1960. Les lieux nommés sont Nancy et Paris ; les domaines sont la géométrie différentielle, la statistique mathématique et la probabilité.
1. Placez d'abord la vie de Darmois entre 1888 et 1960, puis sa formation en 1906 et 1909.
2. Situez sa nomination à Nancy en 1919 avant la thèse de 1921. L'ordre rappelle que la Première Guerre mondiale a interrompu le parcours menant à cette soutenance.
3. Attachez la thèse de 1921 aux courbes algébriques à torsion constante et à la géométrie différentielle.
4. Placez en 1933 la nomination à Paris, puis reliez la chaire au calcul des probabilités et à la physique mathématique. La contribution menée avec Borel à l'Institut de statistique appartient à cette période parisienne, sans date plus précise dans la source.
5. Terminez par l'élection à l'Académie des sciences en 1955. Le contrôle consiste à retrouver l'ordre 1919, 1921, 1933, 1955 sans attribuer une année inventée à la création de l'Institut.
En pratique
Pour situer une contribution de Darmois, le domaine donne le premier repère. Une question sur sa thèse appelle la géométrie différentielle et les courbes algébriques à torsion constante ; une question sur sa période parisienne appelle plutôt la probabilité et la statistique mathématique.
Pour reconstruire sa carrière, il faut distinguer le poste et le travail scientifique. Nancy correspond à une nomination en 1919 ; Paris correspond à celle de 1933, à la chaire de calcul des probabilités et physique mathématique, ainsi qu'au travail institutionnel mené avec Borel.
Pour dater un repère, une année précise n'est retenue que lorsque la source la donne. L'élection à l'Académie des sciences se place ainsi en 1955, tandis que la création et la direction de l'Institut de statistique restent sans date précise.
À ne pas confondre
Georges Darmois et Eugène Darmois. Georges est le mathématicien associé à la géométrie différentielle, aux probabilités et à la statistique ; Eugène est son frère physicien. Le domaine professionnel cité permet de trancher entre les deux personnes.
Georges Darmois et Borel. Darmois et Borel contribuent ensemble à la création et à la direction de l'Institut de statistique de l'université de Paris. Une mention de ce travail commun n'autorise donc pas à attribuer à l'un seul ce que la source associe aux deux.
La chaire et l'Institut. La chaire de calcul des probabilités et physique mathématique est le poste occupé par Darmois à Paris ; l'Institut de statistique est une institution qu'il contribue à créer et diriger. Le verbe « occuper » ou « diriger » sépare les deux rôles.
Limites et pièges
Une thèse tardive, mais datée. L'interruption liée à la Première Guerre mondiale explique dans la source la soutenance de 1921. Le piège serait de déplacer à cette date toute la carrière : Darmois est déjà nommé à Nancy en 1919.
Un changement progressif. Darmois ne passe pas d'une thèse géométrique à une carrière exclusivement statistique en un jalon unique. La source parle d'une orientation progressive ; il faut donc conserver ensemble ses recherches initiales et ses travaux ultérieurs.
Des dates non interchangeables. 1933 marque la nomination à Paris, tandis que 1955 marque l'élection à l'Académie des sciences. L'Institut de statistique n'est assorti d'aucune année dans la source ; il faut laisser ce repère non daté plutôt que le rattacher automatiquement à 1933.
Pour aller plus loin
Borel Emile — Situer le mathématicien avec lequel Darmois contribue à l'Institut de statistique de l'université de Paris.
Retour sur la vie d’Émile Borel — Replacer le collaborateur de Darmois dans son propre parcours scientifique.
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