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Wendelin Godefroy

Wendelin Godefroy est un astronome flamand du XVIIe siècle. Vers 1630, il estime la distance Terre-Soleil à 243 fois la distance Terre-Lune, contre environ 384 selon la valeur réelle indiquée. Vers 1643, ses observations montrent que la troisième loi de Kepler s'applique aussi aux satellites de Jupiter.
Comparaison des distances Terre-Lune Estimation de 243 distances Terre-Lune comparée à une valeur réelle d'environ 384. Distances relatives à la distance Terre-Lune 243 — estimation de Wendelin ≈ 384 — valeur réelle indiquée
La barre de 243 représente l'estimation de Wendelin ; celle d'environ 384 représente la valeur réelle indiquée.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Wendelin Godefroy malgré ses variantes de nom.
  • Relier les dates aux observations et résultats correspondants.
  • Recalculer l'écart entre 243 et environ 384 distances Terre-Lune.

En clair

En 1630 environ, Wendelin Godefroy compare la distance entre la Terre et le Soleil à celle qui sépare la Terre de la Lune. Son calcul donne 243 fois cette dernière distance. La valeur aujourd'hui retenue est d'environ 384 fois : son estimation est donc imparfaite, mais elle dépasse largement la vingtaine obtenue par Aristarque de Samos. Cette scène résume son apport : observer le ciel, traduire une comparaison géométrique en nombres, puis confronter le résultat aux connaissances disponibles. Quelques années plus tard, il applique aussi ses observations aux satellites de Jupiter.

Définition

Wendelin Godefroy est un astronome flamand du XVIIe siècle, connu sous plusieurs formes de nom : Wendelin, Wendelen, Wendelinus ou Vendelinus. Son prénom peut également apparaître comme Govaert, Godefroid ou Gottfried. Sa trajectoire associe études, observations et ministère religieux : après Herk et l'université de Louvain, il envisage Prague et Tycho Brahé, mais une maladie contrarie ce projet ; de 1598 à 1612, il observe le ciel en Provence, près de Forcalquier ; revenu à Liège, il est ordonné prêtre et devient curé.
Son travail astronomique comporte deux résultats mis en avant par la source. Vers 1630, il estime la distance Terre-Soleil grâce à la méthode attribuée à Aristarque de Samos, en la comparant à la distance Terre-Lune. Son résultat vaut 243 fois cette distance, tandis que la valeur réelle est d'environ 384 fois. Vers 1643, ses propres observations et celles de Peiresc l'amènent à montrer que la troisième loi de Kepler s'applique aussi aux satellites de Jupiter. En langage courant, cette loi met en relation le temps nécessaire à un satellite pour faire le tour de Jupiter et sa distance à cette planète. Son application permet donc de comprendre que les mouvements des satellites peuvent être étudiés ensemble selon une même règle, et pas comme des trajectoires isolées. Cette formulation ne signifie pas que leurs distances ou leurs périodes sont identiques.
Il appartient ainsi à un réseau savant qui comprend Michel Coignet, Mersenne, Gassendi et Constantijn Huygens. Ses publications citées sont Eclipses lunares ab anno 1573 ad 1643 observatae (1644) et Teratologia Cometica (1652), où figure une défense de l'astronomie héliocentrique.

Un exemple, pas à pas

L'exemple conducteur est la comparaison de distances utilisée vers 1630. Les données sont les suivantes : l'estimation de Wendelin vaut 243 distances Terre-Lune et la valeur réelle indiquée par la source vaut environ 384 distances Terre-Lune.
On mesure l'écart absolu entre les deux nombres : 384 − 243 = 141 distances Terre-Lune.
On rapporte cet écart à la valeur réelle : 141 ÷ 384 = 0,3671875.
On convertit en pourcentage : 0,3671875 × 100 = 36,71875 %, soit environ 36,7 %.
On compare enfin 243 à 384 : 243 ÷ 384 = 0,6328125, soit environ 63,3 % de la valeur réelle.
Le résultat est donc une estimation inférieure d'environ 36,7 % à la valeur réelle donnée. Le contrôle consiste à ajouter l'écart à l'estimation : 243 + 141 = 384. Cette vérification concerne les nombres de l'exemple ; elle ne transforme pas une valeur historique en mesure exacte.

En pratique

Pour situer son apport, on peut suivre trois repères : la période d'observation en Provence, de 1598 à 1612 ; l'estimation des distances célestes vers 1630 ; l'étude des satellites de Jupiter vers 1643. Ces dates associent chacune une étape précise, plutôt qu'une carrière résumée en une seule découverte.
Lorsqu'un nom apparaît sous la forme Wendelinus, Vendelinus, Wendelen, Govaert, Godefroid ou Gottfried, il faut le rapprocher des variantes signalées pour Wendelin Godefroy. Pour identifier l'œuvre, le titre et l'année sont plus discriminants : Eclipses lunares ab anno 1573 ad 1643 observatae date de 1644, tandis que Teratologia Cometica date de 1652.

À ne pas confondre

Wendelin Godefroy ne doit pas être confondu avec Tycho Brahé. Le critère qui les sépare est leur rôle dans le récit : Tycho est le savant auprès duquel Wendelin souhaite travailler à Prague, tandis que Wendelin est l'astronome qui observe en Provence, mesure une distance céleste et étudie les satellites de Jupiter. Une mention de Prague et du projet contrarié renvoie donc à un épisode de la trajectoire de Wendelin, non à une collaboration réalisée.
Il ne faut pas non plus attribuer à Wendelin le résultat initial d'Aristarque de Samos. Dans la comparaison fournie, Aristarque obtient une vingtaine de distances Terre-Lune, Wendelin environ 243, et la valeur réelle indiquée est d'environ 384. Les trois nombres ne désignent donc pas la même estimation.

Limites et pièges

La valeur 243 n'est pas une égalité exacte avec la distance réelle. La source donne cette estimation pour Wendelin et environ 384 pour la valeur réelle. Le symptôme d'une lecture fautive serait d'écrire que les deux nombres coïncident ; il faut conserver le statut d'estimation et l'unité relative « distances Terre-Lune ».
La date « vers 1630 » ne doit pas être transformée en année précise. Elle situe la mesure de la distance Terre-Soleil, tandis que « vers 1643 » situe la démonstration concernant les satellites de Jupiter. Ces deux repères correspondent à deux résultats distincts.
La troisième loi de Kepler n'implique pas que les satellites de Jupiter parcourent des orbites identiques. La source affirme son application à ces satellites, sans fournir leurs périodes ni leurs distances. Il faut donc éviter de leur attribuer des valeurs ou une configuration que les observations citées ne précisent pas.

Pour aller plus loin

Le glossaire des lois de Kepler replace la troisième loi dans l'ensemble des relations étudiées par Kepler.
La fiche consacrée aux satellites de Jupiter aide à préciser l'objet céleste auquel les observations de 1643 s'appliquent.
Pour le contexte historique de la comparaison des distances, voir la fiche sur Aristarque de Samos, dont la source cite la méthode et l'estimation initiale.
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