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Khintchine Alexandre

Alexandre Iakovlevitch Khintchine est un mathématicien soviétique qui compte parmi les fondateurs de la théorie moderne des probabilités. Son nom est notamment associé à la loi faible des grands nombres, parfois appelée théorème de Khintchine, mais ses recherches s’étendent aussi à la théorie des nombres, aux files d’attente et à la théorie de l’information.
Frise chronologique d’Alexandre Khintchine Naissance en 1894, début du professorat à l’Université de Moscou en 1927, décès en 1959. 1894 Naissance 1927 Professeur à l’Université de Moscou 1959 Décès
La frise sépare les bornes de la vie de Khintchine du début de son professorat à Moscou en 1927.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer la vie de Khintchine et son professorat à Moscou.
  • Relier son nom à la loi faible des grands nombres sans en faire une attribution exclusive.
  • Distinguer ses travaux en probabilités, théorie des nombres, files d’attente et théorie de l’information.

En clair

En 1927, Alexandre Khintchine devient professeur à l’Université de Moscou. Son parcours relie plusieurs territoires des mathématiques : les probabilités, les problèmes sur les nombres entiers, les files d’attente et l’information.
Son nom reste notamment associé à la loi faible des grands nombres. Ce résultat fondamental est parfois appelé théorème de Khintchine, afin de reconnaître sa contribution à son établissement rigoureux.

Définition

Alexandre Iakovlevitch Khintchine est un mathématicien soviétique né en 1894 et mort en 1959. Professeur à l’Université de Moscou à partir de 1927, il compte parmi les fondateurs de la théorie moderne des probabilités, avec Andreï Kolmogorov et d’autres mathématiciens russes du XXe siècle. Son rôle ne se réduit donc ni à un résultat isolé ni à un travail solitaire.
La loi faible des grands nombres est parfois nommée théorème de Khintchine. Cette appellation souligne sa contribution à l’établissement rigoureux de ce résultat fondamental, sans signifier que tous ses travaux relèvent de ce seul théorème. Khintchine a aussi travaillé en théorie des nombres, particulièrement sur les équations diophantiennes, qui sont classiquement des équations à coefficients entiers dont on recherche des solutions entières. Ses contributions touchent encore la physique statistique par la théorie des files d’attente, ainsi que la théorie de l’information. La chronologie 1894–1927–1959 permet de situer sa vie et le début de son enseignement moscovite sans attribuer une date précise à chacun de ses résultats.

Un exemple, pas à pas

Pour reconstruire une notice fiable sur Khintchine, on dispose de quatre données : ses années de vie, 1894–1959 ; son poste à Moscou à partir de 1927 ; son rôle en probabilités ; ses autres domaines de recherche.
1. On place 1894 et 1959 comme bornes biographiques, puis 1927 comme début de son professorat à l’Université de Moscou.
2. On rattache son nom à la fondation de la théorie moderne des probabilités, aux côtés de Kolmogorov et d’autres mathématiciens russes.
3. On précise que « théorème de Khintchine » est une appellation parfois donnée à la loi faible des grands nombres, et non le titre de toute son œuvre.
4. On contrôle enfin que la notice conserve ses autres travaux : équations diophantiennes, files d’attente et théorie de l’information. Le résultat est cohérent si chaque date et chaque domaine garde exactement ce rôle.

En pratique

Dans une histoire des probabilités modernes, le nom de Khintchine sert à repérer une œuvre collective. Si le sujet porte sur un autre fondateur, il faut suivre la notice de cette personne plutôt que transférer tous les apports à Khintchine.
Devant l’expression « théorème de Khintchine », le premier geste consiste à examiner le contexte. Lorsque le texte parle de loi faible des grands nombres, l’appellation renvoie à sa contribution à l’établissement rigoureux de ce résultat.
Pour classer ses travaux, le critère est l’objet étudié. Les problèmes limités aux entiers relèvent ici des équations diophantiennes ; les files d’attente appartiennent à sa contribution à la physique statistique ; l’information constitue encore un autre axe.

À ne pas confondre

Alexandre Khintchine et Andreï Kolmogorov. Ce sont deux mathématiciens distincts, cités ensemble parmi les fondateurs de la théorie moderne des probabilités. Une date ou un travail attribué à l’un ne doit pas être automatiquement attribué à l’autre.
Khintchine et le théorème de Khintchine. Khintchine désigne la personne et l’ensemble de son parcours scientifique. Le théorème désigne, dans le contexte donné ici, un nom parfois employé pour la loi faible des grands nombres. Ses travaux sur les équations diophantiennes ne deviennent pas pour autant des parties de ce théorème.

Limites et pièges

Une appellation non systématique. La présence du nom « théorème de Khintchine » ne suffit pas à fixer le sujet sans contexte, puisque la source dit que la loi faible des grands nombres est seulement parfois ainsi désignée. Il faut vérifier que le passage concerne bien cette loi.
Une fondation collective. Présenter Khintchine comme l’unique fondateur des probabilités modernes effacerait Kolmogorov et les autres mathématiciens russes mentionnés. La formulation exacte est qu’il est l’un des fondateurs.
Trois dates, pas davantage. Les années 1894 et 1959 bornent sa vie ; 1927 marque le début de son professorat à Moscou. Elles ne datent ni la loi faible des grands nombres ni chacune de ses contributions. En l’absence d’une date source, il faut s’abstenir d’en déduire une.
Une œuvre plurielle. Réduire Khintchine aux probabilités ferait disparaître ses recherches sur les entiers, les files d’attente et l’information. Il faut nommer le domaine précis chaque fois que l’on décrit une partie de son œuvre.

Pour aller plus loin

La première loi des grands nombres — Pour approfondir le résultat probabiliste auquel le nom de Khintchine est parfois attaché.
Kolmogorov Andreï — Pour situer un autre fondateur des probabilités modernes explicitement associé à Khintchine dans la source.
équation diophantienne — Pour préciser le type d’équations à solutions entières présent dans les recherches de Khintchine.
Théorie de l'information — Pour explorer l’un des prolongements scientifiques de son œuvre au-delà des probabilités et de la théorie des nombres.
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