ArithmétiqueNotion · Glossaire
mois lunaire
La durée moyenne d’un mois lunaire va d’environ 27,2122 à 29,53059 jours selon ce que l’on attend de voir revenir. La réponse la plus courante — l’intervalle entre deux nouvelles lunes consécutives — est le mois synodique, ou lunaison, d’environ 29,53059 jours. Mais « mois lunaire » désigne plus largement la durée séparant deux instants où la Lune et la Terre retrouvent une même configuration géométrique relative : l’événement répété et le repère astronomique choisi déterminent donc le type de mois et sa durée. Les cinq cas — sidéral, synodique, anomalistique, tropique et draconitique — sont détaillés dans la définition.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier les cinq types de mois lunaires et le repère propre à chacun.
- Retenir que la lunaison dure 29,53059 jours alors que le mois sidéral dure 27,32166 jours.
- Refaire le calcul de l’écart de 2,20893 jours entre mois synodique et sidéral.
- Éviter d’employer une durée de mois lunaire sans préciser la configuration répétée.
En clair
Repérez une nouvelle lune, puis attendez la suivante : l’intervalle de référence dure en moyenne environ 29,53059 jours. Cet intervalle est le mois synodique, aussi appelé lunaison.
Mais une nouvelle lune n’est qu’un repère possible. On peut attendre que la Lune retrouve la même position par rapport aux étoiles fixes, son périgée, le point vernal ou le nœud ascendant de son orbite. Chaque choix définit un mois lunaire différent ; les durées moyennes comparées ici vont d’environ 27,2122 à 29,53059 jours.
Définition
Un mois lunaire est un intervalle entre deux retours de la Lune et de la Terre à une même configuration géométrique relative. Sa durée n’est donc pas unique : elle dépend du repère astronomique choisi pour reconnaître ce retour.
Pour approfondir, partons du repère qui permet de reconnaître chaque retour. Par rapport aux étoiles fixes, le mois sidéral dure en moyenne environ 27,32166 jours. Entre deux nouvelles lunes, le mois synodique, ou lunaison, dure en moyenne environ 29,53059 jours ; il est plus long, car la Terre se déplace autour du Soleil pendant que la Lune parcourt son orbite. Entre deux passages au périgée, le mois anomalistique dure en moyenne environ 27,55464 jours.
Le mois tropique sépare deux passages au point vernal et dure en moyenne environ 27,32158 jours. Il est légèrement plus court que le mois sidéral à cause de la précession des équinoxes. Le mois draconitique sépare deux passages au nœud ascendant, intersection de l’orbite lunaire avec l’écliptique, et dure en moyenne environ 27,2122 jours. Sur environ 18,6 années, la révolution des nœuds sur l’écliptique fait apparaître un mois draconitique de plus que le nombre de mois sidéraux.
Un exemple, pas à pas
Fixons une date de départ fictive, notée J0, à un instant qui est à la fois le début d’un comptage sidéral et celui d’une lunaison. Avant de dater un retour à partir de J0, on formule l’événement recherché : retrouver la même position par rapport aux étoiles fixes, ou atteindre la nouvelle lune suivante. Ce choix conduit à utiliser deux durées moyennes arrondies pour le calcul : 27,32166 jours dans le premier cas et 29,53059 jours dans le second.
Étape 1. Pour un retour par rapport aux étoiles fixes, on choisit le mois sidéral. Sa durée moyenne utilisée ici est d’environ 27,32166 jours.
Étape 2. Pour un retour à la nouvelle lune, on choisit le mois synodique. Sa durée moyenne utilisée ici est d’environ 29,53059 jours.
Étape 3. On soustrait les deux durées moyennes arrondies : . Avec les valeurs utilisées, la lunaison dépasse donc le mois sidéral d’environ 2,20893 jours.
Étape 4. Le contrôle consiste à refaire l’addition : . On retrouve exactement la valeur moyenne arrondie utilisée pour la lunaison.
La comparaison graphique replace ce résultat parmi les cinq mois lunaires : les quatre périodes proches de 27 jours restent distinctes, tandis que le mois synodique est nettement le plus long.
En pratique
Pour dater le retour d’une nouvelle lune, il faut employer la durée moyenne de la lunaison, d’environ 29,53059 jours. Le mois sidéral ne convient pas, car son repère est constitué par les étoiles fixes et non par deux nouvelles lunes.
Pour suivre le retour de la Lune au périgée, la durée moyenne du mois anomalistique, d’environ 27,55464 jours, est le bon intervalle. Une date fondée sur le mois synodique répondrait à une autre question.
Pour étudier les passages au nœud ascendant, on retient la durée moyenne du mois draconitique, d’environ 27,2122 jours. Le geste utile est toujours le même : nommer d’abord la configuration dont on attend la répétition, puis choisir la durée associée.
À ne pas confondre
Mois lunaire et lunaison. « Mois lunaire » désigne la famille des périodes définies par différents repères. « Lunaison » nomme seulement le mois synodique : le cas se tranche en vérifiant si les deux événements choisis sont deux nouvelles lunes.
Position par rapport aux étoiles et nouvelle lune. Retrouver la même position devant les étoiles fixes prend en moyenne environ 27,32166 jours. Attendre la nouvelle lune suivante prend en moyenne environ 29,53059 jours : ces deux retours ne sont pas simultanés.
Limites et pièges
Durée donnée sans repère. Répondre simplement « environ 27 jours » ou « environ 29,5 jours » laisse la définition incomplète. Il faut préciser l’événement répété : étoiles fixes, nouvelle lune, périgée, point vernal ou nœud ascendant.
Valeurs proches, périodes distinctes. Les durées moyennes des mois tropique et sidéral valent respectivement environ 27,32158 et 27,32166 jours. Leur écart n’autorise pas à les identifier : leurs repères sont le point vernal pour le premier et les étoiles fixes pour le second.
Repère orbital mobile. Les nœuds lunaires ne restent pas fixes sur l’écliptique. Sur environ 18,6 années, leur révolution complète produit un mois draconitique supplémentaire par rapport au nombre de mois sidéraux ; compter les deux périodes comme si leur repère était identique conduit donc à un décalage.
Arrondis. Les cinq valeurs sont données avec des précisions différentes. Dans l’exemple, les décimales annoncées sont conservées pour effectuer la soustraction ; plus généralement, la précision du résultat doit rester justifiée par celle des données.
Pour aller plus loin
durée de lunaison — Approfondir l’intervalle particulier qui sépare deux nouvelles lunes consécutives.
écliptique — Situer le plan dont les intersections avec l’orbite lunaire définissent les nœuds.
précession des équinoxes — Relier le déplacement du point vernal au léger écart entre mois tropique et sidéral.
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