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GéométrieNotion · Glossaire

octant d'Hadley

L'octant d'Hadley est un instrument de navigation du XVIIIe siècle qui mesure la hauteur des astres grâce à une double réflexion sur deux miroirs. Sa disposition permet de le tenir verticalement et facilite la visée, de jour comme de nuit.
octant d'Hadley
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le rôle des deux miroirs et de la tenue verticale dans la mesure de la hauteur d'un astre.
  • Situer le premier exemplaire de Hadley en 1731 sans effacer les autres contributeurs.
  • Comparer les avantages de l'octant à ceux de ses prédécesseurs et reconnaître sa limite matérielle initiale.
  • Distinguer l'octant d'Hadley du sextant qui le supplante à la fin du XVIIIe siècle.

En clair

Sur un navire, le navigateur cherche la hauteur d'un astre au-dessus de son repère d'observation. Avec l'octant d'Hadley, il tient l'instrument verticalement et utilise deux miroirs : le rayon lumineux provenant de l'astre subit deux réflexions avant que la mesure soit obtenue. Cette disposition rend la visée plus aisée et moins dépendante de l'habileté de l'observateur.
L'instrument est assez peu encombrant et peut servir de jour comme de nuit. Ces qualités expliquent pourquoi cette version de l'octant fut la plus répandue au XVIIIe siècle.

Définition

L'octant d'Hadley est la version la plus répandue de l'octant, un instrument de navigation du XVIIIe siècle. Il mesure la hauteur des astres au moyen d'une double réflexion sur deux miroirs. Sa disposition particulière autorise une tenue verticale de l'instrument et procure une configuration des miroirs plus favorable à la visée.
John Hadley en construisit le premier exemplaire en 1731 en s'appuyant sur des travaux d'optique de Newton. Cette date concerne cet exemplaire, sans effacer les contributions de Thomas Godfrey, Caleb Smith et Jean-Paul Fouchy au développement de l'instrument.
Par rapport à l'astrolabe nautique, au quadrant et au quartier de Davis, l'octant offre une visée plus aisée, une moindre dépendance à l'observateur, un encombrement réduit et un emploi possible la nuit comme le jour. Ses premiers modèles souffrent toutefois de la mauvaise qualité des miroirs métalliques. À la fin du XVIIIe siècle, le sextant le supplante.

Un exemple, pas à pas

Prenons une observation maritime au XVIIIe siècle. Les données sont un astre visible, un octant d'Hadley muni de deux miroirs et la possibilité de tenir l'instrument verticalement. Le but est d'obtenir la hauteur de l'astre.
1. Le navigateur place l'octant verticalement dans la disposition prévue par Hadley.
2. Il vise l'astre en utilisant la configuration des deux miroirs. Le rayon lumineux provenant de l'astre est alors dévié par deux réflexions avant d'atteindre l'observateur.
Portée de l'exemple. Cette observation illustre le principe de mesure, mais ne constitue pas un mode d'emploi : la source ne précise ni mise en correspondance, ni repère, ni graduation à lire. Elle permet donc de comprendre à quoi sert l'instrument, pas de reproduire ou de vérifier la mesure de la hauteur.
Le contrôle consiste à reprendre la visée dans les mêmes conditions. Si les miroirs métalliques sont de mauvaise qualité, la difficulté vient de l'instrument lui-même : répéter le geste ne suffit pas à rendre l'image plus fiable.

En pratique

Pour une observation maritime, l'octant sert à mesurer la hauteur d'un astre. Sa tenue verticale et sa disposition à deux miroirs rendent la visée plus commode que celle de l'astrolabe nautique, du quadrant ou du quartier de Davis.
L'instrument peut être employé de jour comme de nuit. Le critère pratique est donc la visibilité de l'astre, tandis que la qualité des miroirs conditionne celle de la visée.
Dans un contexte historique de la fin du XVIIIe siècle, le sextant devient l'alternative à retenir : il supplante alors l'octant d'Hadley.

À ne pas confondre

Octant et octant d'Hadley. Le premier terme nomme la famille d'instruments ; le second désigne sa version la plus répandue. La tenue verticale et la configuration particulière des miroirs caractérisent ici la disposition de Hadley.
Octant d'Hadley et sextant. Ce sont deux noms distincts dans la chronologie de la navigation. Un instrument présenté comme ayant supplanté l'octant à la fin du XVIIIe siècle est le sextant, non une autre appellation de l'octant d'Hadley.

Limites et pièges

Miroirs métalliques médiocres. Sur les premiers instruments, une visée difficile ou peu nette peut provenir de la mauvaise qualité des miroirs. Il faut alors incriminer cette limite matérielle avant de conclure à une erreur de l'observateur.
Date mal attribuée. L'année 1731 se rapporte au premier exemplaire construit par John Hadley à partir de travaux d'optique de Newton. Elle ne date pas les contributions de Thomas Godfrey, Caleb Smith ou Jean-Paul Fouchy, que la source ne précise pas.
Inventeur unique. Présenter tout le développement de l'octant comme l'œuvre d'un seul homme ferait disparaître les autres contributeurs nommés. Il faut distinguer le premier exemplaire de Hadley de l'histoire collective de l'instrument.

Pour aller plus loin

Le glossaire octant replace la version de Hadley dans sa famille d'instruments.
La fiche Réflexion prolonge le principe optique mobilisé deux fois par l'instrument.
Le glossaire sextant présente l'instrument qui supplante l'octant d'Hadley à la fin du XVIIIe siècle.
La fiche astrolabe permet d'examiner l'un des prédécesseurs cités dans l'histoire de la navigation.
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