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taux de natalité

Le taux de natalité est un indicateur démographique qui rapporte le nombre de naissances vivantes enregistrées au cours d'une année à la population totale moyenne de cette même année. Il s'exprime généralement en pour mille (‰) et se calcule sur une période et dans un territoire ou une population définis. Cet indicateur présente toutefois une limite : il peut sous-estimer la fécondité réelle d'une population âgée, car la proportion de femmes âgées de 15 à 49 ans y est faible. Pour pallier cet inconvénient, on recourt au taux général de fécondité, qui rapporte le nombre de naissances vivantes à la population féminine moyenne de cette tranche d'âge, selon la convention retenue ici. Ce taux décrit plus précisément la fécondité, mais ne détermine pas à lui seul la croissance naturelle, qui dépend aussi des décès.
Calcul d’un taux de natalité de 12 pour mille Le schéma rapporte 960 naissances vivantes à une population moyenne de 80 000 habitants, puis multiplie par 1 000 pour obtenir 12 pour mille. Une année Données 960 naissances vivantes 80 000 habitants en moyenne Calcul 960 80 000 × 1 000 Interprétation 12 ‰ 12 naissances pour 1 000 habitants
Les 960 naissances sont rapportées aux 80 000 habitants moyens, puis ramenées à 1 000 habitants : le taux vaut 12 ‰.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Définir le taux de natalité à partir des naissances vivantes et de la population totale moyenne.
  • Calculer et interpréter un taux annuel de 12 ‰ à partir de données cohérentes.
  • Distinguer le pour mille du pourcentage et le taux d’un nombre brut de naissances.
  • Savoir quand la structure par âge impose de préférer le taux de fécondité.

En clair

Dans un territoire de 80 000 habitants en moyenne, 960 naissances vivantes sont enregistrées pendant une année. Pour comparer ce nombre à la taille de la population, on imagine des groupes de 1 000 habitants : les 960 naissances correspondent à 12 naissances pour chaque groupe de 1 000.
Le taux de natalité vaut donc 12 ‰. Le signe ‰ se lit « pour mille » : il ne signifie pas 12 %. Ce taux décrit l’ensemble de la population, pas seulement les personnes en âge d’avoir des enfants.

Définition

Le taux de natalité rapporte les naissances vivantes enregistrées pendant une période à la population totale moyenne du même territoire et de la même période. Pour une année, notons B le nombre de naissances vivantes et Pm la population totale moyenne. Le taux de natalité, noté tn, est donné par :
tn=BPm×1000t_n=\frac{B}{P_m}\times 1000
Le résultat s’exprime généralement en pour mille. Un taux de 12 ‰ signifie que 12 naissances vivantes ont été enregistrées pour 1 000 habitants en moyenne sur la période ; ce n’est ni une probabilité individuelle ni 12 %. Le territoire, la période et la population de référence doivent être identiques au numérateur et au dénominateur. Comme le dénominateur inclut toute la population, une population âgée peut faire paraître la natalité faible alors que la fécondité des femmes âgées de 15 à 49 ans ne l’est pas. Le taux général de fécondité utilise comme dénominateur la population féminine moyenne de cette tranche d’âge, selon la convention retenue ici. Il décrit plus précisément la fécondité, mais ne détermine pas à lui seul la croissance naturelle, qui dépend aussi des décès.

Un exemple, pas à pas

Un territoire compte 960 naissances vivantes pendant une année. Sa population totale moyenne sur cette même année est de 80 000 habitants. On cherche son taux de natalité annuel en pour mille.
Étape 1. Le nombre de naissances vivantes est B = 960.
Étape 2. La population totale moyenne est Pm = 80 000. Elle porte sur le même territoire et la même année que les naissances.
Étape 3. On divise les naissances par la population moyenne, puis on multiplie par 1 000 : 96080000×1000=12\frac{960}{80\,000}\times 1000=12.
Étape 4. Le taux de natalité est donc de 12 ‰, soit 12 naissances vivantes pour 1 000 habitants en moyenne pendant cette année.
Le contrôle consiste à retrouver le nombre initial de naissances : 80 groupes de 1 000 habitants multipliés par 12 naissances donnent bien 960. Le schéma résume les deux données, l’opération et son interprétation.

En pratique

Pour décrire une année dans un territoire, relevez le nombre de naissances vivantes et la population totale moyenne de cette même année. Le taux de natalité convient lorsque la question porte sur les naissances rapportées à l’ensemble des habitants.
Pour comparer deux territoires ou deux périodes, vérifiez d’abord que les taux reposent sur la même durée et la même unité, généralement le pour mille. Les nombres bruts de naissances conviennent seulement si l’on cherche des volumes, pas une comparaison ramenée à la taille des populations.
Pour étudier plus précisément la fécondité, observez la structure par âge. Si la part des femmes en âge d’avoir des enfants diffère fortement entre les populations, préférez le taux de fécondité, dont le dénominateur se limite à ce sous-groupe.

À ne pas confondre

Taux de natalité et nombre de naissances. Le nombre de naissances est un volume brut ; le taux le rapporte à la population totale moyenne. Les 960 naissances de l’exemple ne deviennent 12 ‰ qu’après division par 80 000 puis multiplication par 1 000.
Taux de natalité et taux de fécondité. Le premier divise les naissances vivantes par la population totale moyenne ; le taux général de fécondité les rapporte à la population féminine moyenne âgée de 15 à 49 ans, convention retenue ici. Dans une population âgée où ce sous-groupe est proportionnellement faible, ce second taux décrit plus précisément la fécondité, mais ne détermine pas à lui seul la croissance naturelle, qui dépend aussi des décès.

Limites et pièges

Population âgée. Une faible valeur peut venir d’un nombre proportionnellement réduit de femmes âgées de 15 à 49 ans, sans traduire une faible fécondité de ce groupe. Il faut alors examiner la structure par âge et employer le taux général de fécondité, calculé ici avec la population féminine moyenne de cette tranche d’âge au dénominateur.
Mauvais dénominateur. Utiliser la population au début ou à la fin de l’année à la place de la population moyenne change la grandeur calculée. Il faut retenir la population totale moyenne correspondant exactement à la période des naissances.
Confusion d’unité. Le seuil 10 distingue ici deux lectures très différentes : 10 ‰ vaut 1 %, et non 10 %. Il faut conserver le symbole ‰ ou convertir explicitement en divisant la valeur pour mille par 10.
Périmètres décalés. Des naissances comptées sur un territoire ou une année ne doivent pas être divisées par la population d’un autre périmètre. Avant tout calcul, il faut aligner territoire, population définie et période.

Pour aller plus loin

Pour prolonger, comparez le taux de natalité avec le taux de fécondité et le solde naturel : leurs dénominateurs et les questions auxquelles ils répondent sont différents.
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