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GéométrieNotion · Glossaire

alquerque

L'alquerque, également connu sous le nom de Qirkat, est un jeu de stratégie originaire du Moyen-Orient, introduit en Espagne par les Maures et attesté en Europe dès le 13e siècle. Il se joue à deux joueurs, chacun disposant de 12 pions sur un plateau spécifique. Une représentation de ce jeu figure sur le temple de Kuma, construit vers 1400 avant J.-C. L'alquerque est considéré comme l'ancêtre de nombreux jeux de combinaison, tels que les dames, le solitaire ou le Fanorona.
Deux repères historiques associés à l'alquerque Une représentation sur le temple de Kuma vers 1400 avant J.-C. et une attestation en Europe dès le 13e siècle. vers 1400 avant J.-C. représentation temple de Kuma dès le 13e siècle attestation en Europe Deux mentions, deux statuts
La source distingue une représentation vers 1400 avant J.-C. et une attestation en Europe dès le 13e siècle.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier l'alquerque et son autre nom, Qirkat.
  • Retenir son format à deux joueurs, avec 12 pions chacun.
  • Situer son origine moyen-orientale, son passage en Espagne et son attestation européenne.
  • Distinguer une filiation historique d'une identité de règles.

En clair

Deux personnes prennent chacune 12 pions et s'installent face à un plateau propre à l'alquerque. Elles disposent donc de 24 pions au total. Ce face-à-face suffit à reconnaître un jeu de stratégie : les choix d'un joueur répondent à ceux de l'autre.
Le jeu porte aussi le nom de Qirkat. Il vient du Moyen-Orient et a gagné l'Espagne par l'intermédiaire des Maures. Son intérêt historique tient notamment à la famille de jeux à laquelle il est rattaché, dont les dames et le Fanorona.

Définition

L'alquerque, ou Qirkat, est un jeu de stratégie pour deux joueurs. Chaque joueur dispose de 12 pions, soit 24 pions pour une partie, et les joue sur un plateau spécifique. Ces éléments décrivent son matériel et le nombre de participants. Ils ne suffisent toutefois pas à reconstituer les règles : la définition de référence ne précise ni la disposition initiale, ni les déplacements, ni les prises, ni la condition de victoire.
La source situe son origine au Moyen-Orient, puis son introduction en Espagne par les Maures. Elle l'atteste en Europe dès le 13e siècle et mentionne aussi une représentation sur le temple de Kuma, construit vers 1400 avant J.-C. Ces deux repères temporels doivent être lus séparément : l'un concerne un témoignage ancien, l'autre la présence européenne.
L'alquerque est enfin considéré comme un ancêtre de plusieurs jeux de combinaison, notamment les dames, le solitaire et le Fanorona. Le mot « ancêtre » exprime ici une filiation historique entre jeux ; il ne signifie pas que leurs règles ou leurs plateaux sont identiques.

Un exemple, pas à pas

On prépare le matériel décrit pour une partie d'alquerque. Les données disponibles sont les suivantes : deux joueurs participent ; chacun reçoit 12 pions ; un plateau spécifique accueille le jeu. La forme exacte du plateau et les règles ne sont pas données ici.
1. On constitue un premier lot de 12 pions pour le premier joueur.
2. On constitue un second lot de 12 pions pour le second joueur.
3. On additionne les deux lots : 12+12=2412+12=24.
4. On vérifie que les deux lots ont le même effectif et que leur réunion compte bien 24 pions.
Le résultat contrôlable est donc un matériel de 24 pions, répartis également entre deux joueurs. Ce contrôle confirme seulement l'effectif annoncé. Pour commencer une partie réelle, il faut encore disposer du plateau approprié et d'une règle complète précisant la mise en place, les coups autorisés et l'issue de la partie.

En pratique

Dans un musée, un catalogue ou un ouvrage d'histoire des jeux, le nom « Qirkat » peut désigner l'alquerque. La présence de deux joueurs, de 12 pions chacun et d'un plateau spécifique renforce cette identification. Si ces marqueurs manquent, il vaut mieux conserver l'appellation générale « jeu de stratégie » jusqu'à obtenir une description plus complète.
Dans une généalogie des jeux, l'alquerque sert de repère pour situer les dames ou le Fanorona. Le terme « ancêtre » convient lorsqu'il est question de filiation historique. Pour comparer concrètement deux façons de jouer, il faut plutôt examiner leurs règles respectives, car la parenté ne garantit pas des mécanismes identiques.
Pour préparer une démonstration, on peut vérifier l'effectif de 24 pions et leur partage en deux lots égaux. Cette vérification ne remplace pas la règle du jeu : sans disposition initiale, déplacements, prises et condition de victoire, le matériel seul ne permet pas de jouer.

À ne pas confondre

Alquerque et jeu de dames. La source présente l'alquerque comme un ancêtre des dames, et non comme un autre nom du jeu de dames. Un texte qui décrit cette relation historique parle de deux jeux distincts ; remplacer « alquerque » par « dames » ferait disparaître la filiation qu'il cherche précisément à exprimer.
Alquerque et Qirkat. Ces deux noms ne désignent pas deux jeux voisins dans la définition de référence : Qirkat y est donné comme un autre nom de l'alquerque. Une source qui emploie l'un ou l'autre peut donc parler du même jeu, sous réserve du contexte qu'elle fournit.

Limites et pièges

Un matériel incomplet ne définit pas une partie. Compter deux lots de 12 pions confirme l'effectif total de 24, mais ne révèle aucun coup autorisé. Si les règles de déplacement, de prise ou de victoire manquent, il faut consulter une règle complète plutôt que les déduire du seul nombre de pions.
Une représentation n'est pas une règle. La mention d'une représentation sur le temple de Kuma, construit vers 1400 avant J.-C., signale un témoignage matériel selon la source. Elle ne fournit pas, à elle seule, le déroulement du jeu. Il faut distinguer ce qui est figuré de ce qui est documenté sur les pratiques.
Un siècle n'est pas une année précise. L'attestation européenne « dès le 13e siècle » situe une période, sans donner de date annuelle. La transformer en une année déterminée créerait une précision absente ; il faut conserver l'échelle du siècle.
Une filiation n'est pas une identité. Dire que l'alquerque est considéré comme un ancêtre des dames, du solitaire ou du Fanorona ne permet pas d'attribuer à ces jeux le même plateau ou les mêmes règles. Pour comparer leurs mécanismes, il faut étudier chaque jeu séparément.

Pour aller plus loin

La fiche jeu de dames permet d'étudier l'un des jeux dont l'alquerque est considéré comme un ancêtre, sans confondre filiation historique et identité des règles.
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