- Identifier les deux noms donnés à la machine inventée par Léon Bollée en 1889.
- Énumérer les quatre opérations arithmétiques et l'extraction de racines carrées.
- Contrôler ces cinq types de calcul sur l'exemple de 144 et 12.
- Interpréter prudemment la portée des expressions « première » et « de nombreux chiffres ».
ArithmétiqueNotion · Glossaire
arithmomètre de Bollée
Machine à calculer inventée par Léon Bollée en 1889, également appelée arithmographe de Bollée. Considérée comme la première machine à calculer véritablement performante, elle effectuait les quatre opérations arithmétiques et extrayait des racines carrées.

Sommaire
Ce que vous allez apprendre
En clair
En 1889, Léon Bollée invente une machine capable de prendre en charge bien plus qu'une addition. Elle traite aussi la soustraction, la multiplication et la division sur des nombres comportant de nombreux chiffres.
L'appareil peut en outre extraire des racines carrées. Cette réunion de fonctions explique que l'arithmomètre de Bollée, aussi nommé arithmographe de Bollée, soit présenté comme une machine à calculer particulièrement performante pour son époque.
Définition
L'arithmomètre de Bollée est une machine à calculer inventée par Léon Bollée en 1889. La source emploie également le nom arithmographe de Bollée pour désigner le même appareil. Sa caractéristique décisive est l'étendue des calculs annoncés : les quatre opérations arithmétiques, c'est-à-dire l'addition, la soustraction, la multiplication et la division, ainsi que l'extraction de racines carrées.
Ces opérations peuvent porter sur des nombres comportant de nombreux chiffres. La définition ne donne cependant ni nombre maximal de chiffres, ni précision chiffrée, ni procédure de commande. Elle permet donc d'identifier les capacités de la machine, mais pas de reconstituer son mode d'emploi.
L'expression « première machine à calculer véritablement performante » doit être lue comme une appréciation historique rapportée : l'appareil est considéré ainsi en raison de la combinaison de ses fonctions, notamment l'extraction de racines carrées.
Un exemple, pas à pas
Prenons 144 comme nombre d'essai et 12 comme second nombre. Ce choix permet d'illustrer, avec des résultats contrôlables à la main, les cinq types de calcul mentionnés dans la définition. Il ne reconstitue pas les gestes nécessaires sur la machine.
Données : premier nombre, 144 ; second nombre, 12.
1. Addition : 144 + 12 = 156.
2. Soustraction : 144 − 12 = 132.
3. Multiplication : 144 × 12 = 1 728.
4. Division : 144 ÷ 12 = 12.
5. Racine carrée : √144 = 12.
2. Soustraction : 144 − 12 = 132.
3. Multiplication : 144 × 12 = 1 728.
4. Division : 144 ÷ 12 = 12.
5. Racine carrée : √144 = 12.
Le dernier résultat se contrôle sans approximation : 12 × 12 = 144. Les cinq lignes couvrent les quatre opérations arithmétiques et l'extraction d'une racine carrée, sans prétendre décrire le mécanisme interne de l'arithmomètre.
En pratique
Pour lire une présentation de l'arithmomètre de Bollée, on peut vérifier que les cinq capacités annoncées sont bien distinguées : addition, soustraction, multiplication, division et racine carrée. Une simple mention des « quatre opérations » ne suffit pas à faire apparaître la dernière.
Pour commenter sa performance, il vaut mieux reprendre les critères fournis — nombres comportant de nombreux chiffres et extraction de racines carrées — plutôt que lui attribuer une vitesse ou une capacité numérique non indiquée.
Pour nommer l'objet, « arithmomètre de Bollée » et « arithmographe de Bollée » sont tous deux recevables dans le cadre de cette définition. Le premier nom reste le meilleur point d'entrée lorsque c'est le titre recherché.
À ne pas confondre
Arithmomètre de Bollée et arithmographe de Bollée. La définition ne présente pas deux machines distinctes : elle donne deux noms pour le même appareil. Si un texte attribue les quatre opérations à l'un et la racine carrée à l'autre, cette séparation contredit la source.
Limites et pièges
Une primauté formulée avec prudence. « Considérée comme la première » rapporte une appréciation historique ; ce n'est pas, à elle seule, la démonstration d'une priorité absolue. Il faut conserver cette nuance dans toute reformulation.
Une capacité non quantifiée. « De nombreux chiffres » ne fixe aucun seuil. Le symptôme d'une extrapolation est l'apparition d'un nombre maximal absent de la définition ; il faut alors revenir à la formulation qualitative.
Des fonctions, pas un mode d'emploi. La liste des opérations indique ce que la machine pouvait calculer, non la manière de régler ses commandes. L'exemple sur 144 vérifie les résultats arithmétiques, mais ne documente pas une manipulation historique.
Une date précisément attachée. L'année 1889 est celle que la définition associe à l'invention. Elle ne doit pas être transformée, sans autre source, en date de fabrication, de présentation ou de diffusion.
Pour aller plus loin
Un prolongement utile consiste à étudier séparément chaque affirmation historique : la date de l'invention, les deux noms de l'appareil, l'étendue des nombres traités et les cinq types de calcul. Cette démarche permettrait de distinguer les capacités attestées, leur mise en œuvre mécanique et l'appréciation portée sur la performance, sans tirer de la seule définition des précisions qu'elle ne fournit pas.
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