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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Bassi Laura

Laura Bassi (1711–1778) est une mathématicienne et physicienne italienne qui fut la première femme à occuper un poste de professeur d’université. À Bologne, son enseignement et ses recherches contribuèrent notamment à diffuser les travaux de Newton en Italie.
Frise chronologique de Laura Bassi Frise de 1711 à 1778 avec le mariage en 1738, la fondation de l’Académie en 1745 et la chaire de physique expérimentale en 1776. Laura Bassi, 1711–1778 1711 naissance 1738 mariage 1745 fondation de l’Académie 1776 chaire de physique expérimentale 1778 décès
La frise sépare les jalons de Laura Bassi de 1745, année de fondation de l’Académie et non date établie de son admission.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer les principaux jalons datés de la vie de Laura Bassi.
  • Relier son poste universitaire à ses activités d’enseignement et de recherche.
  • Comprendre son rôle dans la diffusion des travaux de Newton en Italie.
  • Éviter de confondre la fondation de l’Académie en 1745 avec la date de son admission.

En clair

En 1776, à Bologne, Laura Bassi obtient la chaire de physique expérimentale. Ce jalon couronne un parcours où une femme fait de la recherche scientifique et de l’enseignement universitaire une véritable carrière.
Formée dans de nombreuses disciplines par le médecin Gaetano Tacconi, elle avait auparavant démontré ses capacités devant les professeurs de l’université. Ses cours de mathématiques et de physique devinrent célèbres en Europe, tandis qu’elle contribuait à faire connaître les travaux de Newton en Italie.

Définition

Laura Maria Catarina Bassi (1711–1778) est une mathématicienne et physicienne italienne de Bologne. Issue d’une famille aisée, elle reçoit l’instruction du médecin universitaire Gaetano Tacconi. Son apprentissage réunit l’anatomie, l’histoire naturelle, la métaphysique, la philosophie, les mathématiques et la mécanique, ainsi que le grec, le latin et le français.
Après avoir prouvé ses capacités devant les professeurs de l’université et obtenu l’appui de la hiérarchie catholique, elle est autorisée à enseigner. Première femme à occuper un poste de professeur d’université, elle mène une carrière à part entière dans la recherche scientifique et l’enseignement supérieur. Ses cours de mathématiques et de physique acquièrent une renommée européenne. Elle devient membre de l’Académie des sciences fondée en 1745 par le pape Benoît XIV.
En 1738, elle épouse un autre universitaire bolonais, avec qui elle a plusieurs enfants. Elle rédige de nombreux articles de mathématiques et de physique, conservés à l’université de Bologne. En 1776, elle obtient la chaire de physique expérimentale. Lazzaro Spallanzani et Alessandro Volta comptent parmi ses élèves, et son enseignement participe à la diffusion des travaux de Newton en Italie.

Un exemple, pas à pas

Pour lire une biographie sans fabriquer de chronologie, replaçons les dates fournies sur la vie de Laura Bassi. La frise permet de distinguer ses jalons personnels et professionnels d’une date qui concerne une institution.
Données :
vie de Laura Bassi : 1711–1778 ;
mariage avec un universitaire bolonais : 1738 ;
fondation de l’Académie des sciences par le pape Benoît XIV : 1745 ;
obtention de la chaire de physique expérimentale : 1776.
1. Placer 1711 et 1778 comme bornes de sa vie.
2. Situer le mariage en 1738, entre ces deux bornes.
3. Placer 1745 en l’attribuant à la fondation de l’Académie, sans en faire la date de l’admission de Bassi.
4. Situer l’obtention de la chaire en 1776, deux ans avant 1778.
5. Garder sans date les cours renommés, les articles et l’enseignement donné à Spallanzani et Volta.
Le contrôle consiste à relire l’ordre 1711, 1738, 1745, 1776, 1778, puis l’intitulé de chaque repère. Cet ordre est exact, mais il ne transforme pas la fondation de l’Académie en événement personnel de Laura Bassi.

En pratique

Pour situer Laura Bassi dans l’histoire des sciences, on suit les institutions et les activités attestées : enseignement universitaire, Académie des sciences, articles et chaire de physique expérimentale. Une simple liste de dates convient moins bien si l’on veut comprendre ce qu’elle faisait réellement.
Pour étudier l’accès des femmes à l’université, son parcours met en évidence deux appuis observables : la reconnaissance des professeurs et le soutien de la hiérarchie catholique. Une lecture centrée uniquement sur son statut de pionnière laisserait de côté ces conditions d’autorisation.
Pour suivre la circulation des idées scientifiques, on relie ses cours à leur renommée européenne et à la diffusion des travaux de Newton en Italie. Les noms de Spallanzani et de Volta montrent aussi que l’enseignement constitue ici une trace historique distincte des articles conservés.

À ne pas confondre

Première femme professeur d’université ne signifie pas première femme scientifique. Le critère donné par la source est un poste universitaire. Hypatie y apparaît comme une devancière dans la recherche et l’enseignement supérieur, non comme Laura Bassi sous un autre nom.
Membre d’une académie et titulaire d’une chaire sont deux statuts distincts. L’appartenance concerne l’Académie des sciences fondée par Benoît XIV ; la chaire de physique expérimentale est obtenue en 1776. La présence d’une date et d’un intitulé propres tranche la confusion.
Diffuser Newton ne signifie pas être l’autrice de ses travaux. Laura Bassi contribue à leur circulation en Italie par son enseignement. Le nom associé aux travaux demeure Newton ; celui de Bassi désigne ici la professeure qui les transmet.

Limites et pièges

La date de 1745 demande une lecture précise. Elle correspond à la fondation de l’Académie des sciences par le pape Benoît XIV. La source indique que Bassi en devient membre, mais ne date pas cette nomination ; il faut donc laisser celle-ci sans année.
Le mot « nombreux » n’est pas un décompte. Les articles conservés à l’université de Bologne portent sur les mathématiques et plusieurs branches de la physique, mais la source n’en donne ni le nombre ni les titres. Une liste chiffrée exigerait d’autres preuves.
Le rôle pionnier ne résume pas toute la carrière. S’arrêter au premier poste professoral efface les cours de renommée européenne, la recherche, les articles et la chaire obtenue en 1776. Ces traces permettent de reconnaître une activité scientifique durable.
Certains détails restent volontairement généraux. La source parle de plusieurs enfants et de diverses branches de la physique sans les énumérer. Il ne faut pas compléter ces informations par déduction ni attribuer une date précise aux cours ou aux élèves cités.

Pour aller plus loin

Le portrait de Newton Isaac permet d’identifier les travaux que l’enseignement de Laura Bassi contribua à diffuser en Italie.
La fiche consacrée à Hypatie d’Alexandrie éclaire la référence historique utilisée pour situer la carrière scientifique et pédagogique de Bassi.
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