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GéométrieNotion · Glossaire

Goethe Johann Wolfgang von

Goethe, surtout connu comme poète et écrivain, fut aussi un naturaliste qui étudia les plantes, l’anatomie et les couleurs. Il décrivit la métamorphose des plantes et identifia chez l’être humain l’os intermaxillaire, établissant un lien anatomique avec les autres vertébrés. Il pensait que les couleurs naissent de la rencontre de la lumière et de l’obscurité, tenue pour une entité indépendante ; cette théorie opposée à la physique newtonienne est rejetée par la physique moderne.
Trois publications scientifiques de Goethe Frise chronologique indiquant un essai sur la métamorphose des plantes en 1790, le Traité des couleurs en 1810 et les Œuvres d’histoire naturelle en 1830. 1790 Essai sur la métamorphose des plantes 1810 Traité des couleurs 1830 Œuvres d’histoire naturelle
Trois dates structurent le parcours scientifique présenté : plantes en 1790, couleurs en 1810, recueil en 1830.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Associer les années 1790, 1810 et 1830 aux publications scientifiques correspondantes.
  • Distinguer les contributions de Goethe en botanique, en ostéologie et sur les couleurs.
  • Reformuler sa conception de la lumière et de l’obscurité sans la présenter comme une théorie moderne valide.
  • Situer l’opposition avec la physique newtonienne.

En clair

En 1790, Goethe ne publie pas un poème, mais un essai sur la transformation des plantes. Ce fait donne accès à une facette moins connue de l’écrivain allemand : son attention aux formes du vivant et aux phénomènes visibles.
Sa curiosité le conduit aussi vers la mâchoire humaine et vers les couleurs. Il relie l’os intermaxillaire de l’homme à l’anatomie des autres vertébrés. Dans son Traité des couleurs de 1810, il propose une rencontre entre lumière et obscurité. Cette dernière idée s’oppose à Newton et n’est pas retenue par la physique moderne.

Définition

Johann Wolfgang von Goethe (1749–1832) est un poète et écrivain allemand qui fut également homme d’État et naturaliste. Son portrait scientifique ne relève donc pas d’une seule discipline : la source lui attribue des contributions en botanique, en ostéologie et dans l’étude des couleurs.
En botanique, Goethe publie en 1790 un essai sur la métamorphose des plantes. En ostéologie, c’est-à-dire l’étude des os, il identifie chez l’homme l’os intermaxillaire de la mâchoire, que l’on croyait absent. Cette identification établit un lien anatomique entre l’être humain et les autres vertébrés. En 1830, Goethe rassemble ses contributions dans des Œuvres d’histoire naturelle. La chronologie de ces trois publications est résumée dans une frise qui distingue leurs domaines.
Le Traité des couleurs, publié en 1810, constitue le volet le plus controversé de cet ensemble. Goethe y soutient que les couleurs naissent de la rencontre de la lumière et de l’obscurité. Dans sa théorie, l’obscurité est une entité indépendante et non une simple absence de lumière. Cette conception contredit directement la physique newtonienne. Elle appartient à l’histoire des idées sur la couleur, mais elle est rejetée par la physique moderne.

Un exemple, pas à pas

Prenons le Traité des couleurs comme cas conducteur. Les données sont sa date, 1810, les deux éléments invoqués, lumière et obscurité, et le verdict fourni par la source, le rejet par la physique moderne.
1. On associe d’abord 1810 au Traité des couleurs, sans transférer cette date à l’essai botanique de 1790 ni au recueil de 1830.
2. On isole ensuite la proposition de Goethe : les couleurs naîtraient de la rencontre de la lumière et de l’obscurité, considérée comme indépendante.
3. On qualifie enfin correctement cette proposition : elle contredit la physique newtonienne et la physique moderne la rejette. Le contrôle consiste à retrouver séparément dans la source la date, l’énoncé de la théorie et son statut scientifique.

En pratique

Pour lire une chronologie, on associe chaque année à son objet précis : 1790 à l’essai botanique, 1810 au Traité des couleurs et 1830 aux Œuvres d’histoire naturelle. Une date non rattachée à un titre entretient la confusion ; la paire date-publication est plus sûre.
Pour évaluer un énoncé sur Goethe, on sépare l’attribution historique de la validité actuelle. La formule « Goethe soutient que » décrit sa théorie ; elle ne signifie pas que la physique moderne l’accepte.
Pour situer une contribution, on regarde son objet. Une plante renvoie ici à la botanique, un os à l’ostéologie, et la rencontre supposée de la lumière et de l’obscurité à la théorie des couleurs. Cette lecture évite de réduire toute l’activité de Goethe à son œuvre littéraire.

À ne pas confondre

Le naturaliste et le physicien moderne. Goethe observe la nature et formule une théorie des couleurs, mais une attribution historique n’est pas une validation scientifique actuelle. Le critère décisif est le verdict de la source : sa théorie de la couleur est rejetée par la physique moderne.
La théorie de Goethe et la physique newtonienne. Elles ne sont pas deux noms d’une même explication. Le cas qui tranche est celui de l’obscurité : Goethe la traite comme une entité indépendante, tandis que la source présente cette position comme directement contradictoire avec la physique newtonienne.

Limites et pièges

Une contribution n’emporte pas toutes les autres. L’identification de l’os intermaxillaire ne valide pas la théorie des couleurs. Le symptôme du piège est un jugement global sur « la science de Goethe » ; il faut examiner séparément chaque résultat.
Un lien anatomique n’est pas un énoncé plus large. La source affirme que l’os intermaxillaire établit un lien anatomique avec les autres vertébrés. Elle ne fournit pas ici de conclusion supplémentaire. Il faut conserver cette portée précise.
Trois dates, trois objets. Les années 1790, 1810 et 1830 désignent respectivement l’essai sur les plantes, le traité sur les couleurs et le recueil d’histoire naturelle. Si les dates sont fusionnées, il faut revenir à cette correspondance avant d’interpréter la chronologie.

Pour aller plus loin

La controverse sur les couleurs prend tout son sens lorsqu’on identifie l’auteur de la physique à laquelle Goethe s’oppose. La fiche Newton Isaac permet de replacer ce savant dans l’histoire des sciences.
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