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Golius Jacob

Jacob Golius est un orientaliste et mathématicien néerlandais, spécialiste des langues orientales, notamment de l’arabe. Ses travaux philologiques et ses traductions ont contribué à faire circuler en Europe des savoirs scientifiques arabes, en particulier en optique et en mathématiques.
Golius Jacob
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier les variantes du nom de Jacob Golius et les étapes attestées de son parcours.
  • Distinguer ses travaux d'auteur, d'éditeur, de traducteur et de transmetteur.
  • Relier ses ouvrages philologiques à ses échanges autour de l'optique et des sections coniques.

En clair

En 1653, à Leyde, un lecteur pouvait consulter le Lexicon Arabico-Latinum de Jacob Golius pour passer de l'arabe au latin. Ce livre résume bien son parcours : Golius travaillait à la fois sur les langues orientales et sur les mathématiques. Ses voyages entre 1622 et 1629 avaient enrichi sa connaissance de l'arabe. Devenu titulaire des chaires d'arabe et de mathématiques à Leyde, il fit aussi circuler auprès de savants européens des travaux de Snellius et des traductions d'auteurs arabes.

Définition

Jacob Golius, né Jacob van Gool et aussi nommé Jacob Gohl ou Iacobo Golio, est un orientaliste et mathématicien néerlandais ayant vécu de 1596 à 1667. À l'université de Leyde, il étudie les mathématiques et les langues orientales, notamment l'arabe, auprès d'Erpenius. Il y noue également une amitié avec Willebrord Snellius.
Ses voyages au Maroc, en Syrie et au Proche-Orient, entre 1622 et 1629, approfondissent ses connaissances linguistiques. Après la mort de Snellius, Golius lui succède à Leyde et occupe simultanément les chaires de mathématiques et d'arabe. Dans sa correspondance avec Descartes et Albert Girard, il transmet les travaux de Snellius sur la loi de la réfraction ainsi que des traductions d'auteurs arabes consacrées à l'optique et aux sections coniques.
Son œuvre philologique majeure est le Lexicon Arabico-Latinum, publié en 1653 et resté une référence jusqu'au XIXe siècle. En 1656, il donne aussi une édition augmentée de la Grammatica Arabica d'Erpenius. Son Dictionarium Persico-Latinum paraît après sa mort.

Un exemple, pas à pas

Suivons un cas attesté par la source : la circulation de travaux scientifiques entre plusieurs langues et plusieurs savants. Les éléments de départ sont Golius, les travaux de Snellius sur la réfraction, des textes arabes d'optique et de théorie des sections coniques, puis les correspondants Descartes et Albert Girard.
Étape 1. Golius acquiert une double compétence à Leyde : les mathématiques et les langues orientales, en particulier l'arabe.
Étape 2. Ses voyages de 1622 à 1629 enrichissent ses connaissances linguistiques, qu'il mobilise ensuite pour traduire des auteurs arabes.
Étape 3. Par sa correspondance, il transmet à Descartes et à Albert Girard ces traductions ainsi que les travaux de Snellius sur la loi de la réfraction.
Le contrôle consiste à distinguer les rôles : les travaux sur la réfraction sont attribués à Snellius, tandis que Golius intervient ici comme savant, traducteur et relais.

En pratique

Pour identifier un ouvrage de Golius dans un catalogue, il faut essayer aussi les formes Jacob van Gool, Jacob Gohl et Iacobo Golio. Le titre et la date permettent ensuite de distinguer les publications.
Pour suivre son activité de philologue, le Lexicon Arabico-Latinum de 1653 constitue le repère principal. L'édition augmentée de la Grammatica Arabica d'Erpenius, datée de 1656, montre un autre type de travail éditorial.
Pour étudier les échanges scientifiques du XVIIe siècle, sa correspondance est le bon angle : elle relie les travaux de Snellius et des traductions d'auteurs arabes à Descartes et Albert Girard.

À ne pas confondre

Jacob Golius et Willebrord Snellius. Snellius est l'auteur des travaux sur la loi de la réfraction mentionnés dans la source ; Golius lui succède à Leyde et transmet ces travaux à ses correspondants.
Auteur, traducteur et éditeur. Le Lexicon Arabico-Latinum est présenté comme la contribution propre de Golius. Pour la Grammatica Arabica, il publie une édition augmentée de l'ouvrage d'Erpenius ; pour les textes arabes d'optique et de sections coniques, il assure des traductions.

Limites et pièges

Une identité, plusieurs noms. Une recherche limitée à « Jacob Golius » peut manquer Jacob van Gool, Jacob Gohl ou Iacobo Golio. Il faut confronter le nom trouvé aux dates 1596–1667 et au parcours leydois décrit dans la source.
Transmission n'est pas découverte. La correspondance de Golius atteste qu'il transmet les travaux de Snellius sur la réfraction. Elle ne permet pas de lui attribuer ces travaux ; il faut conserver le nom de Snellius dans cette attribution.
Publication posthume. Le Dictionarium Persico-Latinum est laissé par Golius mais publié après sa mort. Il ne faut donc pas présenter sa parution comme une publication réalisée de son vivant.

Pour aller plus loin

Snellius Villebrordus — Situer le savant auquel Golius succède et dont il transmet les travaux sur la réfraction.
Descartes René — Identifier l'un des correspondants auxquels Golius communique travaux et traductions.
mathématiques arabes — Replacer les traductions mentionnées dans l'histoire plus large des savoirs mathématiques de langue arabe.
Les mathématiques arabes après leur « âge d'or » — Prolonger l'étude de la circulation des textes au-delà de leur période classique.
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