ArithmétiqueNotion · Glossaire
Al-Qalasadi
Al-Qalasadi (1412-1486) est un mathématicien berbère. Sa contribution fondamentale à l'algèbre symbolique consiste à employer des lettres pour représenter l'inconnue — à partir du mot arabe chay, « chose » — et le carré d'un nombre. Cette notation a influencé Adam Ries, l'école allemande de la Coss et les algébristes italiens de la Renaissance.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier Al-Qalasadi, ses dates et ses ouvrages mentionnés par la source.
- Expliquer le rôle des lettres pour l'inconnue et le carré d'un nombre.
- Distinguer son apport de sa postérité chez Adam Ries, la Coss et les algébristes italiens.
En clair
Entre 1412 et 1486, le mathématicien berbère Al-Qalasadi travaille avec des mots et des lettres. Pour éviter de répéter « la chose que l'on cherche », il représente l'inconnue par la première lettre du mot arabe chay, qui signifie « chose ». Il emploie aussi une lettre pour le carré d'un nombre. Ce passage des mots à des signes aide à suivre un raisonnement algébrique.
Définition
Al-Qalasadi, de son nom complet Abou Al Hassan ibn Ali ibn Muhammad al-Qalasadi, est un mathématicien berbère né en 1412 et mort en 1486. Il a écrit plusieurs ouvrages d'arithmétique ainsi qu'un traité d'algèbre. Sa contribution fondamentale concerne la notation de l'algèbre : des lettres remplacent certaines expressions verbales.
L'inconnue est représentée par la première lettre du mot arabe chay, « chose ». Une lettre représente également le carré d'un nombre. Le schéma proposé rend visible ce principe de substitution sans prétendre reproduire les signes d'un manuscrit particulier. Cette notation a influencé Adam Ries, né en 1492 et mort en 1559, l'école allemande de la Coss et les algébristes italiens de la Renaissance.
Un exemple, pas à pas
Voici le matériau à lire : « repère A : lettre associée à chay ; repère B : lettre employée pour le carré ». Ces repères sont pédagogiques et ne reproduisent pas les glyphes historiques. Deux données guident la lecture : chay signifie « chose » en arabe et sa première lettre représente l'inconnue ; une autre lettre représente le carré d'un nombre.
1. Dans le repère A, identifier la lettre associée à chay.
2. Associer A à la quantité inconnue, et non à un nombre déjà fixé.
3. Dans le repère B, identifier la lettre employée pour le carré.
4. Associer B au carré d'un nombre.
2. Associer A à la quantité inconnue, et non à un nombre déjà fixé.
3. Dans le repère B, identifier la lettre employée pour le carré.
4. Associer B au carré d'un nombre.
Le contrôle consiste à restituer A par « chose inconnue » et B par « carré d'un nombre ». Les deux repères retrouvent ainsi les deux rôles algébriques sans les intervertir et sans transformer A ou B en signes historiques.
En pratique
Dans une histoire de l'algèbre, la notice sur Al-Qalasadi sert à dater une étape de la notation symbolique. Si la question porte sur les règles de calcul plutôt que sur leur histoire, une présentation générale de l'algèbre est préférable.
Devant une notation historique, on commence par identifier ce que chaque lettre remplace. Ce réflexe est préférable à une traduction immédiate en symboles modernes lorsque le document ne donne pas les mêmes conventions.
Pour suivre une filiation intellectuelle, on distingue la contribution d'Al-Qalasadi de ses influences ultérieures. Les noms d'Adam Ries, de l'école allemande de la Coss et des algébristes italiens signalent ici la postérité attribuée à sa notation.
À ne pas confondre
Al-Qalasadi et Adam Ries. Al-Qalasadi est le mathématicien berbère né en 1412 auquel la source attribue cette contribution symbolique. Adam Ries, né en 1492, est cité parmi les personnes influencées par cette notation.
Une personne et l'algèbre symbolique. Al-Qalasadi est un auteur historique ; l'algèbre symbolique est la manière d'exprimer des objets et des opérations par des signes. Une date biographique désigne le premier, tandis qu'une règle de notation relève de la seconde.
Limites et pièges
Ne pas projeter automatiquement la notation moderne. La source mentionne la première lettre de chay et une lettre pour le carré ; elle ne dit pas qu'Al-Qalasadi écrivait les expressions avec nos symboles actuels. Il faut décrire le rôle des signes sans inventer leur forme.
Influence ne signifie pas identité. La notation d'Al-Qalasadi a influencé Adam Ries, l'école allemande de la Coss et les algébristes italiens de la Renaissance. Cette filiation n'autorise pas à leur attribuer une convention unique ni à confondre leurs œuvres.
Une contribution fondamentale n'est pas une invention exclusive. Le texte source établit l'importance de son apport, mais ne lui attribue pas à lui seul toute l'algèbre symbolique. Une histoire plus large exige donc d'autres sources.
Pour aller plus loin
Pour replacer cette notation dans la discipline qu'elle contribue à faire évoluer, la fiche algèbre présente le langage général des inconnues, des relations et des calculs.
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