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AnalyseNotion · Glossaire

phases de la Lune

Le cycle lunaire se découpe ici en quatre phases successives : le croissant, du lendemain de la nouvelle Lune au premier quartier ; la Lune gibbeuse croissante, jusqu’à la pleine Lune ; la Lune gibbeuse décroissante, jusqu’au dernier quartier ; puis le dernier croissant, avant le retour à la nouvelle Lune. Ce découpage permet d’ordonner les apparences de la Lune et de situer chacune entre deux repères du cycle.
Cycle des quatre phases de la Lune Quatre repères cardinaux délimitent le croissant, la Lune gibbeuse croissante, la Lune gibbeuse décroissante et le dernier croissant. Nouvelle Lune→ croissant de lune Premier quartier→ Lune gibbeusecroissante Pleine Lune→ Lune gibbeuse décroissante Dernier quartier→ dernier croissant
Les quatre repères délimitent les quatre intervalles ; la flèche finale ramène à la nouvelle Lune.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer les quatre phases dans l'ordre du cycle lunaire.
  • Identifier les frontières qui séparent deux phases successives.
  • Distinguer les phases gibbeuses croissante et décroissante.
  • Ne pas déduire une durée de la seule longueur des arcs du schéma.

En clair

Imaginez un carnet où les apparences de la Lune sont rangées dans leur ordre de passage. Après la nouvelle Lune vient le croissant, puis le premier quartier et la Lune gibbeuse croissante, jusqu'à la pleine Lune.
La suite repart ensuite dans l'autre sens d'évolution : Lune gibbeuse décroissante, dernier quartier, puis dernier croissant avant une nouvelle Lune. Le mot cycle indique que la dernière étape ramène au point de départ.

Définition

Les phases de la Lune forment une succession cyclique de quatre intervalles. Le croissant de lune correspond à l'intervalle entre la nouvelle Lune et le premier quartier. La Lune gibbeuse croissante correspond à l'intervalle entre le premier quartier et la pleine Lune.
Après la pleine Lune, la Lune gibbeuse décroissante se poursuit jusqu'au dernier quartier. Le dernier croissant occupe enfin l'intervalle qui précède le retour à la nouvelle Lune. Nouvelle Lune, premier quartier, pleine Lune et dernier quartier servent donc de frontières ordonnées entre les intervalles. Le schéma cyclique rend visibles ces quatre frontières et les phases qu'elles séparent.

Un exemple, pas à pas

Un carnet d'observation indique seulement la position de quatre observations dans le cycle :
A : après la nouvelle Lune et avant le premier quartier ;
B : après le premier quartier et avant la pleine Lune ;
C : après la pleine Lune et avant le dernier quartier ;
D : après le dernier quartier et avant la nouvelle Lune suivante.
1. Pour A, les deux frontières donnent le croissant de lune.
2. Pour B, elles donnent la Lune gibbeuse croissante.
3. Pour C, elles donnent la Lune gibbeuse décroissante.
4. Pour D, elles donnent le dernier croissant.
Le contrôle consiste à relire les résultats dans l'ordre : croissant, gibbeuse croissante, gibbeuse décroissante, dernier croissant, puis retour à la nouvelle Lune. Chaque observation appartient ainsi à l'un des quatre intervalles annoncés.

En pratique

Dans un carnet d'observation, on repère d'abord les deux étapes remarquables qui encadrent l'apparence notée. Si celle-ci est strictement comprise entre ces deux frontières, leur paire suffit à choisir le nom de l'intervalle correspondant.
Pour mémoriser l'ordre, un schéma circulaire est préférable à une ligne lorsque l'on veut montrer le retour à la nouvelle Lune. Une ligne reste utile si l'on étudie seulement un passage entre deux frontières.
En géométrie dans l'espace, la succession sert de point de départ pour relier une apparence observée à une configuration spatiale. Il faut alors distinguer le dessin du cycle, qui ordonne les étapes, d'une construction géométrique qui étudierait leurs positions.

À ne pas confondre

Une phase n'est pas ici une frontière du cycle. Par exemple, la Lune gibbeuse croissante est l'intervalle compris entre le premier quartier et la pleine Lune ; le premier quartier et la pleine Lune en marquent les extrémités.
La Lune gibbeuse croissante ne doit pas être confondue avec la Lune gibbeuse décroissante. La pleine Lune tranche le cas : l'une la précède à partir du premier quartier, tandis que l'autre la suit jusqu'au dernier quartier.

Limites et pièges

L'expression « quatre phases » décrit ici quatre intervalles successifs. Si un document emploie le mot « phase » pour une apparence frontière comme la pleine Lune, il faut d'abord vérifier sa convention de découpage avant de comparer les listes.
Les quatre frontières sont distinguées des intervalles et n'appartiennent à aucun d'eux. Le premier quartier sépare le croissant de la Lune gibbeuse croissante ; la pleine Lune sépare les deux phases gibbeuses ; le dernier quartier sépare la Lune gibbeuse décroissante du dernier croissant. Lorsqu'une frontière est exactement atteinte, il faut la nommer elle-même.
Le schéma circulaire encode un ordre, pas une durée. Des arcs égaux dans la représentation ne prouvent donc pas que les intervalles durent exactement aussi longtemps ; une question de durée exige des données supplémentaires.

Pour aller plus loin

Le cycle lunaire offre un modèle simple de structure périodique : quatre intervalles sont séparés par quatre frontières, et la fin rejoint le début. On peut prolonger cette lecture en étudiant la différence entre un ordre cyclique et une mesure de durée.
Le pont avec la géométrie dans l'espace consiste ensuite à demander quelles positions relatives produisent les apparences successives. Cette question dépasse le seul classement des phases et nécessite un modèle géométrique explicite.
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