AnalyseNotion · Glossaire
Rubik's Revenge
Le Rubik's Revenge est une variante du Rubik's Cube classique dont chaque arête comporte 4 petits cubes au lieu de 3, formant ainsi un cube de dimension 4×4×4. Il fonctionne selon le même principe que son prédécesseur : il s'agit de retrouver une configuration où chaque face présente une couleur uniforme par des rotations de tranches. Il existe également une autre variante encore plus grande, le Rubik's Professor, de dimension 5×5×5.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Reconnaître le Rubik's Revenge à ses quatre petits cubes par arête.
- Relier les rotations de tranches à l'objectif de faces uniformes.
- Distinguer les formats 3×3×3, 4×4×4 et 5×5×5 cités par la source.
En clair
Imaginez un cube dont chaque face visible est découpée en 4 rangées et 4 colonnes de petits carrés. Une rotation fait pivoter une tranche et déplace plusieurs couleurs à la fois. Le Rubik's Revenge est ce casse-tête au format 4×4×4. Le but reste concret : après une suite de rotations, chaque face doit retrouver une couleur uniforme.
Une vue documentaire permet d’identifier cette structure quadrillée avant de suivre les déplacements des tranches.
Définition
Le Rubik's Revenge est un cube mécanique de dimension 4×4×4 : chaque arête aligne quatre petits cubes, contre trois sur le Rubik's Cube classique. Sur une face, cette structure se lit comme une grille de quatre lignes et quatre colonnes. La représentation schématique rend ce découpage visible sans prétendre montrer une position particulière du casse-tête.
Une action autorisée est la rotation d’une tranche. Elle modifie la position des petits cubes concernés. Résoudre le puzzle signifie enchaîner de telles rotations jusqu’à obtenir une configuration dans laquelle chaque face, et non une seule, présente une couleur uniforme. La définition porte donc à la fois sur la structure 4×4×4, sur le mouvement par tranches et sur la condition finale.
Pour décrire un mouvement sans ambiguïté, il faut conserver la même orientation du cube, désigner la tranche choisie et comparer la position des couleurs avant et après sa rotation. Ce repérage porte sur l’effet d’un geste ; il ne constitue pas à lui seul une méthode de résolution.
Un exemple, pas à pas
On part d’un Rubik's Revenge mélangé, posé sans changer son orientation. Avant tout geste, choisissez la face placée devant vous et notez, de gauche à droite, les quatre couleurs de sa rangée supérieure. Cette suite servira d’état initial observable.
1. En regardant la face choisie, faites pivoter la tranche extérieure située à l’avant d’un quart de tour dans le sens horaire. La grille de cette face tourne avec le geste et les bandes voisines changent de position : comparez alors sa rangée supérieure avec la suite notée au départ.
2. Sans réorienter le cube, faites pivoter la même tranche d’un quart de tour dans le sens antihoraire. Ce geste inverse doit rétablir l’état initial : les quatre couleurs de la rangée supérieure reprennent l’ordre noté avant l’étape 1.
3. Ce test permet de vérifier l’effet d’une rotation et de son inverse, mais ne résout pas le cube. Lors d’une résolution complète, le contrôle final reste global : pour chacune des six faces, parcourir les quatre lignes de quatre petits carrés et vérifier qu’une seule couleur y apparaît.
En pratique
Pour repérer le format du puzzle posé devant soi, comptez les petits cubes le long d’une arête. Quatre correspondent au format 4×4×4 du Rubik's Revenge ; trois orientent vers le format 3×3×3 du Rubik's Cube classique, et cinq vers le format 5×5×5 du Rubik's Professor. La dimension seule ne suffit toutefois pas à authentifier le modèle commercial.
Pour suivre une résolution, observez une rotation à la fois et repérez la tranche qui bouge. Une simple comparaison des couleurs avant et après le geste évite de confondre le mouvement effectué avec l’état final recherché.
Pour vérifier le résultat, examinez toutes les faces. Une face déjà uniforme constitue une étape visible, mais le critère final exige que chacune présente sa propre couleur uniforme.
À ne pas confondre
Format et modèle commercial. Compter quatre petits cubes le long d’une arête permet d’identifier une structure 4×4×4. Ce constat géométrique ne suffit toutefois pas à authentifier un modèle commercial : il décrit le format du puzzle observé.
Face et tranche. Une face est l’une des surfaces carrées que l’on observe pour contrôler les couleurs. Une tranche est la partie du cube que l’on fait pivoter ; son mouvement déplace des petits cubes sur plusieurs faces. Observer une face et tourner une tranche sont donc deux opérations distinctes.
Limites et pièges
Une face uniforme ne suffit pas. Le symptôme trompeur est une face d’une seule couleur alors que d’autres restent mêlées. Il faut contrôler chaque face avant de déclarer le cube résolu.
La dimension ne compte pas des rotations. L’écriture 4×4×4 décrit les quatre petits cubes disposés suivant chacune des trois directions du cube. Pour identifier la variante, il faut compter les éléments le long d’une arête.
Le but n’impose pas une suite unique dans cette définition. La source fixe le mouvement permis et l’état recherché, mais ne fournit aucun algorithme de résolution. Il faut donc distinguer la règle du puzzle d’une procédure particulière.
Illustrations

Pour aller plus loin
Rubik's cube — Revenir au modèle 3×3×3 aide à comparer directement la taille des arêtes et le principe commun des rotations.
analyse combinatoire — Cette notion fournit un cadre pour étudier des configurations et des permutations sans les réduire à l’apparence du cube.
Le Rubik’s Cube par son concepteur — Cette note de lecture prolonge la découverte du puzzle à partir du regard de son concepteur.
Explorez les mathématiques autrement
Retrouvez nos magazines, podcasts et jeux pour explorer les mathématiques autrement.
Découvrir les offres
