AlgèbreNotion · Glossaire
Cardan Jérôme
Jérôme Cardan, ou Girolamo Cardano, est un mathématicien, médecin et philosophe italien. Son œuvre majeure, l'Ars Magna, est un traité d'algèbre qui expose la résolution des équations du troisième et du quatrième degré et emploie des nombres imaginaires dans des calculs algébriques.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Situer Jérôme Cardan dans le temps, à Pavie et dans ses activités de médecin et d'enseignant.
- Relier l'Ars Magna de 1545 aux équations des troisième et quatrième degrés.
- Distinguer l'emploi historique des nombres imaginaires d'une attribution plus large non étayée.
- Identifier le lien donné entre la passion du jeu et l'intérêt de Cardan pour les probabilités.
En clair
En 1501, à Pavie, naît Jérôme Cardan, appelé Girolamo Cardano en italien. En 1545, son œuvre principale, l'Ars Magna, expose la résolution des équations du troisième et du quatrième degré. Le degré indique ici la plus grande puissance de l'inconnue : trois pour une équation du troisième degré, quatre pour une équation du quatrième degré.
Le parcours de Cardan ne se limite pas aux mathématiques. Médecin de formation et de métier, il est aussi philosophe et s'intéresse à la musique, à la physique et à l'astrologie. Sa pratique du jeu le conduit également vers la théorie des probabilités.
Définition
Jérôme Cardan, appelé Girolamo Cardano en italien, est un savant italien né à Pavie et ayant vécu de 1501 à 1576. Mathématicien, médecin et philosophe, il étudie d'abord la médecine. Il enseigne ensuite les mathématiques tout en exerçant comme médecin. Il occupe successivement des chaires à Pavie et à Bologne.
Son œuvre mathématique principale est l'Ars Magna, publiée en 1545. Ce traité fondateur d'algèbre expose la résolution des équations du troisième et du quatrième degré. Cardan y emploie aussi, pour la première fois, des nombres imaginaires dans des calculs algébriques.
Trois repères datés structurent ce parcours : sa naissance à Pavie en 1501, la publication de l'Ars Magna en 1545 et la fin de sa vie en 1576. Ses travaux ne forment pas un domaine unique : ses intérêts vont aussi à la musique, à la physique et à l'astrologie. Sa passion du jeu est liée à son intérêt pour la théorie des probabilités.
Un exemple, pas à pas
Prenons l'Ars Magna comme fil conducteur. Les données sont les suivantes : l'ouvrage paraît en 1545 ; il s'agit d'un traité d'algèbre ; il traite des équations du troisième et du quatrième degré ; il contient des calculs avec des nombres imaginaires.
1. On identifie d'abord la nature du document : un traité d'algèbre, et non un ouvrage de médecine ou de philosophie.
2. On associe ensuite chaque apport à sa formulation exacte : le traité expose la résolution des équations des troisième et quatrième degrés. Pour reconnaître ces deux catégories, on cherche la plus grande puissance de l'inconnue : trois signifie « troisième degré » et quatre « quatrième degré ».
3. On relève séparément l'autre fait mathématique : Cardan y emploie pour la première fois les nombres imaginaires dans des calculs algébriques. Pour comprendre l'idée, on peut prendre un nombre imaginaire dont le carré vaut −1 : il permet de poursuivre un calcul qui demanderait la racine carrée de −1, impossible parmi les nombres réels.
Le contrôle consiste à retrouver quatre éléments dans la source : 1545, le traité d'algèbre, les deux degrés d'équations et l'emploi des nombres imaginaires. Cette vérification évite d'attribuer au livre un résultat plus précis que celui qui est donné.
En pratique
Pour situer un jalon de l'histoire de l'algèbre, on associe Cardan à l'Ars Magna de 1545. Si la question porte sur une technique de résolution détaillée, il faut plutôt consulter une ressource consacrée à l'équation concernée.
Pour suivre l'apparition des nombres imaginaires dans les calculs, on retient leur emploi algébrique dans ce traité. Si l'on cherche la théorie moderne des nombres complexes, la biographie de Cardan n'est pas le support suffisant.
Pour relier jeu et mathématiques, on repère l'intérêt de Cardan pour les probabilités en lien avec sa passion du jeu. Si l'on cherche un résultat probabiliste précis, la source donnée ne permet pas de le nommer.
À ne pas confondre
Jérôme Cardan et Girolamo Cardano. Ces deux noms désignent la même personne : le premier est la forme française, le second la forme italienne. Une notice qui donne les dates 1501–1576 et mentionne Pavie renvoie donc au même savant.
Cardan et l'Ars Magna. Cardan est l'auteur ; l'Ars Magna est son traité d'algèbre publié en 1545. Le critère est simple : une biographie décrit une personne, tandis que le titre latin désigne un ouvrage.
Limites et pièges
Dire que l'Ars Magna expose des résolutions n'autorise pas à attribuer à Cardan, sans autre source, chaque découverte liée aux équations des troisième et quatrième degrés. Le symptôme du raccourci est le verbe « inventer » substitué au verbe « exposer ». Il faut conserver la formulation attestée.
Le premier emploi de nombres imaginaires dans des calculs algébriques ne résume pas toute la théorie moderne des nombres complexes. Si une présentation lui attribue cette théorie entière, elle dépasse l'information disponible. Il faut limiter l'affirmation à l'usage indiqué dans le traité.
Le lien entre jeu et probabilités reste ici un intérêt de recherche, sans théorème ni date de publication précisés. Si un nom de résultat ou une année apparaît, ils exigent une source supplémentaire. À défaut, on mentionne seulement cet intérêt et son contexte.
Pour aller plus loin
La fiche algèbre replace l'Ars Magna dans le domaine mathématique auquel appartient le traité.
La note La vie hors du commun de Girolamo Cardano prolonge le portrait biographique du savant.
L'article Ces fous d'équationsqui créèrent les imaginaires poursuit l'histoire des calculs qui ont fait émerger les imaginaires.
Explorez les mathématiques autrement
Retrouvez nos magazines, podcasts et jeux pour explorer les mathématiques autrement.
Découvrir les offres
