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GéométrieNotion · Glossaire

Kuiper Nicolaas

Nicolaas Kuiper (1920-1994) est un mathématicien néerlandais, spécialiste de géométrie différentielle et de topologie. Directeur de l'IHES de 1971 à 1985, il est notamment associé à un théorème de topologie de dimension infinie portant sur les automorphismes d'un espace de Hilbert.
Chronologie de Nicolaas Kuiper Naissance en 1920, thèse en 1946, direction de l'IHES de 1971 à 1985, décès en 1994 et hommage en 2005. 1920 naissance 1946 thèse géométrie différentielle 1971-1985 direction de l'IHES 1994 décès 2005 bibliothèque de l'IHES hommage dir. Willem van der Woude
La chronologie distingue naissance, thèse, direction de l'IHES, décès et hommage de 2005.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer Nicolaas Kuiper par sa formation, ses lieux de carrière et sa direction de l'IHES.
  • Associer chaque date importante à l'événement correspondant.
  • Comprendre le cadre du théorème de Kuiper et la notion de contractilité.
  • Poursuivre vers l'espace de Hilbert sans confondre personne, résultat et hommage.

En clair

Pour situer Nicolaas Kuiper, imaginez une carte de la recherche mathématique : son parcours relie la géométrie différentielle, la topologie et l'étude des espaces de dimension infinie. Il commence par une thèse soutenue en 1946 aux Pays-Bas, puis travaille aux États-Unis, aux Pays-Bas et en France. Il dirige l'IHES de 1971 à 1985.
Son nom reste particulièrement attaché au théorème de Kuiper. Celui-ci affirme que le groupe GL(H) des automorphismes linéaires continus inversibles d'un espace de Hilbert H séparable et de dimension infinie est contractile pour la topologie de la norme : dans le langage de la topologie, ce groupe peut être déformé continûment jusqu'à un automorphisme de référence.

Définition

Nicolaas Kuiper est un mathématicien néerlandais né en 1920 et mort en 1994. Il soutient en 1946 une thèse de géométrie différentielle dirigée par Willem van der Woude. Son parcours professionnel se déroule aux États-Unis, aux Pays-Bas, puis en France, où il dirige l'Institut des hautes études scientifiques, l'IHES, de 1971 à 1985.
Ses recherches couvrent la géométrie différentielle et la topologie. Elles portent notamment sur les immersions isométriques et sur les variétés topologiques. Dans une définition simplifiée, une variété topologique est un espace dont la structure locale ressemble à celle d'un espace euclidien ; dans la convention usuelle, on ajoute notamment des hypothèses de séparation et de dénombrabilité. Cette diversité ne désigne pas un résultat unique, mais plusieurs angles d'étude d'objets géométriques et topologiques.
Le théorème de Kuiper affirme que le groupe GL(H) des automorphismes linéaires continus inversibles d'un espace de Hilbert H séparable et de dimension infinie est contractile pour la topologie de la norme. Dire que ce groupe est contractile signifie qu'il existe une déformation continue qui le ramène à un automorphisme de référence. Cet énoncé précis, fondamental en topologie de dimension infinie, ne doit pas être étendu sans précaution au groupe unitaire ou orthogonal, à tout espace ou à toute autre topologie.

Un exemple, pas à pas

Pour suivre le parcours décrit par la source, on peut organiser les faits comme une courte ligne du temps. Les données sont les suivantes : naissance en 1920 ; thèse soutenue en 1946 sous la direction de Willem van der Woude ; direction de l'IHES de 1971 à 1985 ; décès en 1994 ; baptême de la bibliothèque de l'IHES en 2005.
1. Placer 1920 comme année de naissance de Nicolaas Kuiper.
2. Placer 1946 et lui associer la soutenance de sa thèse en géométrie différentielle, sous la direction de Willem van der Woude.
3. Placer 1971 puis 1985 et lire cet intervalle comme sa période de direction de l'IHES.
4. Placer 1994 comme année de son décès.
5. Placer 2005 et l'associer au baptême de la bibliothèque de l'IHES en son honneur.
6. Pour tester le cadre du théorème, classer ensuite ces formulations : A, « GL(H) d'un espace de Hilbert H séparable et de dimension infinie, pour la topologie de la norme » ; B, « le groupe unitaire du même espace » ; C, « GL(H) pour une autre topologie ». La formulation A conserve simultanément les trois éléments à vérifier ; B et C signalent un cadre à ne pas confondre.
Le contrôle consiste à vérifier que chaque année porte un événement précis et qu'aucune date ne regroupe plusieurs faits. La ligne obtenue distingue ainsi formation, responsabilité institutionnelle, vie et hommage, tout en laissant séparé le résultat mathématique associé à son nom.

En pratique

Dans une histoire de la géométrie, le nom de Kuiper invite à repérer le lien entre une trajectoire de chercheur et plusieurs domaines : géométrie différentielle, topologie et espaces de dimension infinie. Le geste utile consiste à identifier le domaine associé au passage lu, plutôt qu'à attribuer toutes ses recherches au seul théorème de Kuiper.
Dans une notice sur l'IHES, les dates 1971-1985 signalent la période où Kuiper en a été directeur. Si l'on cherche son parcours scientifique, la notice biographique est l'entrée adaptée ; si l'on cherche le contenu du théorème, il faut consulter l'entrée consacrée à l'espace de Hilbert et à la topologie concernée.
Dans une lecture mathématique, on peut trier une mention du théorème de Kuiper avec trois questions : porte-t-elle sur GL(H), le groupe des automorphismes linéaires continus inversibles ? L'espace de Hilbert H est-il séparable et de dimension infinie ? La topologie est-elle celle de la norme ? Si l'une de ces réponses manque ou change, il faut signaler que la mention ne reprend pas exactement le cadre énoncé ici. Ce tri sépare le nom d'une personne, le résultat qui lui est associé et le cadre mathématique de ce résultat.

À ne pas confondre

La géométrie différentielle et la topologie sont deux domaines voisins, mais le critère qui les sépare est le type de structure étudiée. Une question sur les immersions isométriques relève ici de la géométrie différentielle ; une question sur la contractilité de GL(H), pour H séparable et de dimension infinie muni de la topologie de la norme, relève de la topologie. Le cas qui tranche est donc l'objet mathématique effectivement analysé, non le seul nom de Kuiper.
Nicolaas Kuiper ne se confond pas non plus avec le théorème de Kuiper. Une date, un poste ou une trajectoire renvoient à la personne ; la contractilité de GL(H), le groupe des automorphismes linéaires continus inversibles d'un espace de Hilbert H séparable et de dimension infinie muni de la topologie de la norme, renvoie au résultat mathématique.

Limites et pièges

Le théorème de Kuiper ne porte pas indistinctement sur toutes les transformations d'un espace. Le cadre à retenir est le groupe GL(H) des automorphismes linéaires continus inversibles d'un espace de Hilbert H séparable et de dimension infinie, muni de la topologie de la norme. Si une présentation remplace ce groupe par le groupe unitaire ou orthogonal, par des transformations quelconques ou par une autre topologie, la conclusion sur la contractilité n'est plus celle qui est énoncée ici.
Une autre source de confusion vient de la chronologie. La période 1971-1985 concerne la direction de l'IHES, tandis que 1946 concerne la soutenance de la thèse et 2005 l'hommage rendu par le nom de la bibliothèque. Il faut donc associer chaque date à son événement précis, sans transformer l'hommage de 2005 en étape de la carrière de Kuiper.

Pour aller plus loin

Pour approfondir le cadre mathématique du théorème, l'article espace de Hilbert précise la structure dans laquelle interviennent les automorphismes linéaires continus inversibles étudiés par Kuiper.
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